Le conseil départemental des Hauts de Seine : une politique sociale misérable

21 octobre 2018 | Au conseil Municipal

Zacharia BEN AMAR

S’agissant de la question de la participation financière du département à la prise en charge des transports, nous aurions également pu réclamer une aide financière pour les élèves collégiens domiciliés dans le département comme cela se pratique dans de nombreux territoire de France et aussi d’Ile de France.

De manière générale nous tenons à dénoncer l’inqualifiable posture de la majorité départementale et celle de ceux qui la soutiennent.

Comment peut-on mener une politique sociale aussi misérable quand on en est le chef de file et que l’on affiche un excédent budgétaire permettant de mener une politique de redistribution forte ?

Nous avons eu dans le cadre de la réussite éducative à traiter des situations dramatiques  d’enfants en détresses où de courageuses assistantes sociales du département étaient incapables de trouver des solutions à cause de la réduction drastiques des moyens. Au-delà du secteur de l’aide sociale à l’enfance ce sont tous les dispositifs de soutien en direction des publics fragilisés et en difficulté qui sont, ces dernières années, malmenés voire supprimés par la majorité actuelle de droite du conseil départemental et ce malgré ces excédents abyssaux :

  • Des crédits en baisse en matière d’insertion professionnelle,
  • Des bénéficiaires du RSA sur la sellette,
  • La suppression des PAL (programme d’aide à la lecture) Ce sont 500 000 euros qui ont été supprimés entrainant l’arrêt de ce dispositif favorisant l’envie de lire et aborder l’écrit « autrement » pour des enfants en difficulté. 6 écoles de Nanterre en bénéficiaient et en ont été privés.

Je m’arrêterais là, la liste est longue. Voilà quelques exemples qui illustrent bien l’indécence de la situation.

Cette situation doit nous éclairer sur la tentative désespérée de Mr Devedjian et de ses soutiens de se rapprocher des Yvelines pour conforter ainsi un entre soi social, tournant le dos ainsi inexorablement à toute forme de solidarité, pour faire en sorte que rien ne bouge et que les riches restent avec les riches.

Parlons ensemble de la Métropole

17 septembre 2018 | La Métropole du Grand Paris

A Nanterre les colonies de vacances font de la résistence

30 août 2018 | Education

Le lycée Joliot-Curie de Nanterre en route vers l’excellence

16 juillet 2018 | Education

Vœu du Conseil municipal de Nanterre sur la situation scolaire et les conditions de la rentrée 2018

18 juin 2018 | Au conseil Municipal, Education

Depuis plusieurs semaines, des associations de parents d’élèves se mobilisent face à la dégradation des conditions d’enseignement dans plusieurs groupes scolaires. Les revendications des parents, soutenues et relayées par l’équipe municipale auprès de l’Education nationale, portent principalement sur le non remplacement des enseignants absents, et les annonces de fermetures de classes à la rentrée 2018.

Face à un taux élevé d’absentéisme des enseignants, qui s’explique en partie par la persistance de l’Education nationale à nommer des enseignants débutants ou contractuels dans des écoles qui nécessiteraient au contraire un personnel expérimenté, le nom remplacement de ces enseignants absents atteint des proportions préjudiciables à la scolarité des enfants.

Plusieurs exemples témoignent de cette situation. A l’école La Fontaine, une enseignante de CM2 a été absente pendant 4 mois, sans être remplacée. A l’école du Centre, il a fallu 3 mois pour remplacer une enseignante de CE2. A l’école Lucie Aubrac, les élèves d’une même classe ont connu jusqu’à 6 remplaçants différents depuis la rentrée. Bien d’autres cas identiques pourraient être cités.

Dans le même temps, les mesures de carte scolaire annoncées par la direction académique des services de l’Education nationale des Hauts-de-Seine à l’approche de la rentrée de septembre 2018, suscitent de vives inquiétudes.

Dix fermetures de classes sont envisagées. Elles se traduiront par une hausse significative des effectifs, atteignant jusqu’à 32 élèves par classe en moyenne dans certaines écoles. La moitié des établissements visés par ces fermetures de classes sont situées en réseaux d’éducation prioritaire (REP) ou présentant des fragilités sociales importantes, ce qui rend ces mesures d’autant plus incompréhensibles et inacceptables.

Il faut rappeler que la ville de Nanterre compte quatre quartiers « Politique de la ville », et sur 47 écoles, 28 sont classées en REP ou REP+, ce qui devrait conduire à reconnaître les besoins spécifiques de notre territoire et à mettre les bouchées doubles en mobilisant beaucoup plus de moyens que pour des villes qui ne sont pas confrontées à cette situation.

La détérioration du climat scolaire touche également les collèges et lycées de Nanterre. Ces établissements sont directement impactés par les absences d’enseignants non remplacées, et la disparition programmée des Centres d’Information et d’Orientation dans le cadre du projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».

La réalité de ces faits va à l’encontre des discours d’autosatisfaction du Ministre de l’Education nationale. La généralisation des politiques d’austérité appliquée aux services publics n’épargne pas l’Education nationale, et a pour conséquence de rendre encore plus difficile les conditions d’enseignement, en particulier dans les quartiers populaires.

La ville de Nanterre, qui a fait de la réussite éducative l’une des priorités de son action, tient à alerter les pouvoirs publics de la réalité de cette situation et à exiger des mesures rapides.

C’est pourquoi, le conseil municipal de Nanterre réuni en séance le 12 juin 2018 demande au Ministère de l’Education nationale :

  • le renforcement des moyens de remplacement et la création de postes d’enseignants supplémentaires sur le territoire de Nanterre,
  • l’annulation des fermetures de classes injustifiées compte tenu de l’état des effectifs et du contexte social de certaines écoles ;
  • le maintien des décharges de direction pour les écoles maternelles Gorki et La Fontaine ;
  • le maintien d’un service public national d’orientation et le transfert du CIO de Nanterre sur son territoire communal.

Monsieur le Ministre le compte n’y est pas !

23 avril 2018 | Education

Il y avait bien longtemps que nous n’avions pas vu une préparation de rentrée scolaire aussi mouvementée et une situation dans les écoles de Nanterre aussi peu satisfaisante.

Il faut dire que le ministre de l’Education Nationale n’a pas qu’une réforme dans son chapeau. L’école obligatoire dès 3 ans, le dédoublements des CP et CE1 dans les écoles en REP, la réforme du Bac, les règles de sélection à l’université via la plateforme «Parcoursup»de la maternelle à l’université, aucun niveau n’est épargné par la machine « à détricoter ».

Cette histoire commence dès juin 2017 avec le décret sur les rythmes scolaires. Sous prétexte de liberté de choix, on met en réalité les villes en concurrence au dépend du principe fondateur de l’école en France c’est-à-dire l’Education NATIONALE.

Face à cette situation, la question fondamentale à se poser est : Peut-on faire des réformes ambitieuses sans aucun moyen supplémentaire ?

Le principe qui consiste « à déshabiller Pierre pour habiller Jacques » que semble vouloir adopter le gouvernement, ne peut pas être une réponse satisfaisante.

En effet il ne faudrait pas que la scolarisation des moins de 3 ans passe aux oubliettes au nom de l’obligation de scolarité à partir 3 ans.

Aujourd’hui à Nanterre l’obligation de scolarisation dès 3 ans est de l’ordre du symbole, puisque 96% des enfants le sont déjà. De plus cela obligera les villes à faire un gros cadeau aux établissements privés qui s’élèvera à Nanterre à environ 100 000 €.

En effet, les villes sont contraintes de subventionner le privé sous contrat pour toute scolarisation obligatoire.

Il ne faudrait pas non plus que le dédoublement de CP et de CE1 en REP entraine des fermetures de classe ayant pour conséquence d’altérer les conditions de scolarité d’autres élèves de la ville.

Ce que réclament légitimement parents et enseignants dans les mobilisations actuelles ce n’est pas une réforme supplémentaire, ce ne sont même pas des droits nouveaux mais tout simplement l’application du droit commun. C’est-à-dire donner aux enfants de Nanterre le nombre d’heure de cours dont ils sont en droit de bénéficier.

Ils demandent aussi l’égalité de traitement dans tous les territoires de la République, le remplacement des enseignants absents, l’arrêt de recrutement de contractuels au profit d’enseignants formés et expérimentés.

Cette mobilisation a trouvé un écho dans la colère des étudiants provoquée par La loi sur l’orientation et la réussite des étudiants (ORE) et sa plateforme «parcousup» qui modifie les modalités d’accès à l’université. En parallèle c’est tout le système d’orientation, alors même qu’il devrait être renforcé pour accompagner les jeunes dans leurs parcours, qui est en train d’être complètement démantelé.

Ces exigences ne sont pas insurmontables et elles doivent être surmontées. En tant qu’élus municipaux, au-delà d’octroyer des budgets conséquents pour contribuer à l’épanouissement de nos élèves, nous considérons qu’il est de notre devoir de battre le pavé avec les familles et les enseignants pour obtenir des moyens humains à la hauteur des besoins.

Zacharia BEN AMAR

Orientations Budgétaires : Tenir à tout prix nos engagements

19 février 2018 | Au conseil Municipal

A travers quelques visuels, notre collègue vient de tracer les contours de notre budget 2018 et de décrire, dans ses grands traits, le paysage financier qui nous attends jusqu’en 2020.

Dans cette construction budgétaire, deux axes sont à nos yeux essentiels et incontournables

Le premier est la volonté partagée par cette majorité de tenir à tout prix les engagements que nous avons pris ensemble en 2014 devant les Nanterriens malgré un contexte national complexe et mouvant.

Le deuxième est qu’après trois années de tâtonnement, face à ce chamboulement financier, nous tendons vers une phase de véritables réformes structurelles permettant à terme de dégager des marges de manœuvres. C’est ce que nous demandions nous en sommes satisfaits!

Nous continuons à penser qu’il faut en finir avec les économies égrainées tous les ans sur toutes les politiques publiques ne permettant pas d’envoyer un message clair sur nos priorités !

Nous devons être en mesure de fixer un véritable cap aux agents et d’adopter un discours plus lisible pour les Nanterriens.

Attentifs aux remontées du terrain et pour être dans la continuité de ce que nous avons porté lors du dernier exercice budgétaire, notre groupe portera une vigilance accrue sur 3 sujets : la rénovation de nos quartiers, la sécurité et la réussite de nos enfants.

  • S’agissant de la rénovation de nos quartiers, nous portons une véritable ambition pour l’ensemble de notre territoire. Nous resterons particulièrement attentifs à ce que l’opération des Groues ne soit pas contrariée par des stratégies politiciennes.

Nous avons à cœur de consacrer des moyens importants aux opérations du Parc et du Chemin de l’Ile (3 millions € pour 2018).

L’Etat, la Métropole mais aussi le POLD doivent contribuer à cette rénovation urbaine.

Le dernier vote du POLD sur la politique de la ville appuyé par la droite Nanterrienne n’est pas un bon signe.

A quoi ça sert d’être dans un même territoire si ce n’est pas pour plus de solidarité ?

Soyons également attentif à une concertation de tous les instants dans les projets qui impacteront le quotidien des Nanterriens.

Nous voulons améliorer le cadre de vie de chacun pour éviter à tout prix que le sentiment d’abandon vienne s’immiscer dans l’esprit des habitants de certains quartiers.

Il est vrai que le temps de la transformation urbaine est long et suscite, tout à fait légitimement, des exaspérations.

Aussi, nous sommes convaincus que seule l’attention que nous apporterons aux demandes des habitants et la concertation que nous saurons mettre en place seront des gages de réussite.

  • En matière de sécurité, notre vigilance portera sur la mise en œuvre concrète de la brigade de lutte contre les incivilités.

La difficulté à recruter du personnel pour rejoindre cette unité, principale cause de ce démarrage trop lent, est due de notre point de vue, à une organisation mal calibrée au regard des enjeux auxquels notre ville doit faire face.

Aussi nous continuerons à exiger des effectifs à la hauteur de nos besoins pour répondre à l’aspiration, parfaitement légitime des Nanterriens, de vivre dans un environnement apaisé propre et sécure quel que soit le quartier où ils vivent.

Enfin la réussite de nos enfants n’est pas qu’une incantation, nos engagements ne sont pas factices. Ils passent par un plan d’envergure d’investissement et de réhabilitation des équipements. (9 millions d’€)

La perte potentielle de 500 000 € du fond de soutien ne doit pas nous empêcher de maintenir un fort niveau d’intervention dans les temps périscolaires.

A L’instar de ces dernières années, le périmètre dans lequel nous avons eu à construire ce budget est, comme je le disais précédemment, mouvant et complexe.

Mouvant, car 2018 sera une année de transfert de compétence entre la ville, le territoire et la Métropole. Nous devrons être vigilants à ce que les intérêts de la ville ne soient pas mis à mal dans cette opération.

Mouvant également, car la conférence des territoires annoncée par le président Macron, qui tarde à venir, pourrait modifier les échelons territoriaux, rebattre les compétences et à fortiori remettre en cause l’ajustement des flux financiers sur lequel repose la neutralité financière entre la ville le territoire et la métropole.

Nous espérons qu’il ira jusqu’au bout de la proposition de supprimer les départements au profit des territoires et de la métropole.

Complexe, car notre ville devra faire face à de nouvelles contraintes financières notamment par la hausse des péréquations et une baisse des dotations.

L’incertitude sur l’impact de la réforme fiscale contribue également à complexifier la situation.

Devant un tel contexte, la poursuite d’une gestion rigoureuse et vertueuse s’impose pour cheminer vers 2020 le plus sereinement possible.

A cet effet, notre feuille de route en matière de réformes structurelles pour baisser nos dépenses de fonctionnement nous parait suffisamment étayée.

A contrario, partant du postulat qu’il est impossible d’escompter, à chaque exercice budgétaire, sur un résultat de 6. 4 M€ et sur le généreux produit des cessions immobilières, un véritable effort pour structurer durablement nos recettes doit être désormais entrepris.

Nous le savons tous, seul ce régime strict nous permettra de conserver le cercle vertueux dans lequel nous nous sommes, tous ensemble inscrits, à savoir : Offrir un service public de qualité, maintenir un investissement ambitieux sans augmenter notre fiscalité et sans altérer notre Capacité à nous désendetter.

Rythmes Scolaires : tenir compte de l’avis des parents et des enseignants!

14 février 2018 | Au conseil Municipal

A Nanterre nous avions mis en place avec enthousiasme la réforme des rythmes scolaires de 2013 instituant la semaine à 9 demi-journées. Tout le monde s’accordait alors à dire qu’une semaine plus régulière et une matinée supplémentaire étaient bénéfique pour les enfants et mettait la France dans les standards des pays de l’OCDE concernant le nombre de jours d’écoles par an c’est-à-dire 180.

 

Une première brèche fut ouverte en 2014 par le décret Hamon permettant de concentrer les TAP sur une après-midi. Pour une majorité des communes cela signifiait le vendredi après-midi. A Nanterre appuyé par le comité de pilotage nous avons refusé de saisir cet aménagement.

En juin 2017 le nouveau gouvernement a décidé de remettre en cause le cadre national unique de la semaine de 4 jours et demi, et d’ouvrir la possibilité à une organisation différenciée du temps scolaire selon les communes. Cette décision, qui n’a été précédée d’aucune évaluation nationale de la réforme précédente, a donné lieu à un décret daté du 28 juin 2017, qui permet aux communes de revenir à 8 demi-journées avec une matinée en moins sur proposition conjointe du conseil municipal et de la majorité des conseils d’écoles.

Suite à ce décret 45% des communes sont passés à 4 jours dès septembre 2017 faisant ainsi la une de l’actualité.

A Nanterre nous avions décidé de ne pas nous précipiter, de prendre le temps de la réflexion et de lancer une concertation. Nous avions et nous avons la conviction profonde que l’école ne peut pas être un lieu d’opposition. D’opposition entre ceux qui la mettent en œuvre, ceux qui en bénéficient et la collectivité de proximité avec l’ensemble de son personnel présent dans les écoles.

L’école doit être un lieu où est recherché le consensus entre tous ceux qui la mette en œuvre et où l’intérêt de l’enfant est le dénominateur commun.

C’est pourquoi les instances de concertation sur la réforme précédente ont été réactivées, pour aboutir à la mise en place d’un comité de pilotage partenarial composé des représentants des parents d’élèves en fonction de leur représentativité aux élections d’octobre 2017 : FCPE, APEI, PEEP + des représentants de l’Education nationale (directeurs d’école et inspectrices de l’Education nationale) et des élus municipaux en charge des secteurs les plus directement concernés (DAE, DPSR, Sports, Culture, DRH).

Nous avons décidé dans un 1er un temps de mettre en œuvre un échange collectif avec les parents permettant à chacun de s’emparer du sujet. Une rencontre a été organisée le 18 novembre 2017 en présence de 2 intervenants présentant des points de vue sur les rythmes scolaires. Cette matinée a été également l’occasion de partager un bilan de l’organisation Nanterrienne.

Dans le même temps, dans 40 conseils d’écoles sur 42 a eu lieu un échange sur les rythmes scolaires.

Parallèlement, les personnels municipaux participant à l’accueil des enfants sur les temps scolaires et périscolaires ont été également consultés.

Pendant tous ces moments d’échanges la Municipalité par mon intermédiaire et celles des élus qui m’ont accompagné Zahra, Rosy…. a porté une position claire celle validée par l’équipe municipale :

  • La ville de Nanterre est favorable à la semaine de 4,5 jours comme tous ceux qui ont travaillés sur la question.
  • La ville de Nanterre regrette l’absence d’une évaluation de la réforme de 2013
  • La ville de Nanterre regrette l’abandon d’un cadre règlementaire identique sur l’ensemble du territoire national. En moins de dix ans, nous aurons changé trois fois d’organisation pour une activité qui structure la vie d’une grande partie de la société et des familles.

Tout en exprimant ce point de vue dans ces débats, la ville de Nanterre est consciente qu’une organisation réussie du temps scolaire repose d’abord sur une adhésion de l’ensemble de la communauté éducative, en particulier des parents et des enseignants.

Dans un second temps le comité de pilotage a souhaité en décembre 2018, après cette réflexion collective où chacun aura pu forger son avis, un temps individuel de consultation avec la remise d’un questionnaire papier à tous les parents d’élèves de Nanterre et à l’ensemble des enseignants. Ces 2 questionnaires avaient été élaborés en groupes de travail partenariaux courant novembre.

53% des familles et 65% des enseignants ont pris part à cette consultation ce qui correspond à une forte participation d’après BVA qui l’a réalisé.

81% des enseignants se sont prononcés pour un retour à la semaine de 4 jours. Cette opinion a été partagée par 64% des parents d’élèves.

Comme stipulé par le décret, les 42 conseils d’école de la commune ont été consultés sur l’hypothèse d’un retour à la semaine de 4 jours.

Sur les 42 conseils d’école, 30 se sont prononcés en faveur de cette dérogation soit 71,5%.

Les résultats du vote des parents, largement confirmé par celui des conseils d’école conduit la ville de Nanterre, conformément à ses engagements, à solliciter de l’Education nationale la mise en place, par dérogation, de la semaine de 4 jours.

Ainsi, le scénario proposé par le comité de pilotage s’attache à préserver au maximum les acquis de l’organisation actuelle dans l’intérêt des enfants par exemple :

  • Une matinée plus importante que l’après-midi.
  • Ne pas allonger la pause méridienne (1h45) ;
  • Pérenniser la présence des animateurs sur le temps du midi ;
  • Ne pas finir le périscolaire après 18h30 ;
  • Maintenir les documents-cadres autour du temps du midi, du temps du soir et de la mutualisation des locaux.
  • Et malgré le contexte budgétaire difficile pour les communes le souhait de préserver l’ambition de la ville sur les temps péri et extrascolaires.

Au vu de ces considérations il est demandé la validation de l’organisation du temps scolaire sur les 4 journées du lundi, mardi, jeudi et vendredi de 8h45 à 12h et de 13h45 à 16h30 à la rentrée de septembre 2018.

Rythmes scolaires : Serons-nous contraints d’abandonner une mesure qui marche ?

11 janvier 2018 | Education

Après avoir subi, un plan de destruction massive sous les gouvernements de droite, l’éducation a été, sans conteste, un des domaines qui a engrangé les plus grandes réussites lors du mandat de François Hollande. Pourtant, sans évaluation et dans la précipitation, des mesures efficaces ont été rapidement détricotées par le gouvernement d’Edouard Philippe au prétexte d’imposer sa marque de fabrique dès la rentrée.

Pourtant, s’il y a un sujet sur lequel nous devrions dépasser définitivement toutes considérations politiciennes, c’est bien la réussite scolaire de nos enfants. Cela éviterait de changer de cap tous les 5 ans.

Faisant fi des recommandations de nombreux chrono biologistes et de l’académie de médecine mettant en exergue les méfaits de la longueur des journées sur les apprentissages de nos élèves et notamment les plus fragiles d’entre eux, la réforme des rythmes scolaires n’a pas été épargnée par ces bouleversements. Des mesures dérogatoires ont été mises œuvre dès la rentrée instaurant ainsi le troisième changement de rythme pour les écoliers en moins de dix ans.

Rendons nous à l’évidence, alors même que l’intérêt de l’enfant devrait être assumé par l’Etat, celui-ci, une nouvelle fois, se défausse sur les communes au prétexte de nous accorder une pseudo-liberté.

A Nanterre, nous avons refusé de nous laisser entraîner par le rythme endiablé imposé par le gouvernement. Contrairement à 43 % des villes qui ont modifié l’organisation de la semaine dès septembre dernier, nous prenons le temps de la concertation et de la réflexion avec la communauté éducative avant de procéder à d’éventuels changements.

Cependant nous le savons, l’exercice est périlleux. Même si nous considérons que cette mesure est bénéfique aux plus grands nombres des enfants, car nous n’avons pas lésinés sur les moyens pour offrir à chaque enfant un temps périscolaire de qualité, n’allons-nous pas, comme la quasi-totalité des communes restante, céder à la pression ?

Assumer la semaine de 4 jours et demi, c’est prendre le risque de créer une insatisfaction au sein de la communauté éducative, mais en même temps nous sommes persuadés que l’école ne peut pas changer sans l’assentiment de ses principaux acteurs.

Fort heureusement une solution consensuelle existe pour nous sortir de ce dilemme, nous sommes d’ailleurs en train de la construire avec vous !

Création de l’Etablissement Public Paris-La Défense coup dur pour Nanterre

1 décembre 2017 | La Métropole du Grand Paris

Le moins qu’on puisse dire c’est que la création de l’Etablissement Public Paris-La Défense ne se fait pas sous les meilleures auspices pour Nanterre.

Même si la fusion des 2 établissements EPADESA et DEFACTO peut avoir un sens elle ne peut pas se faire au dépend du principe de la libre administration des communes.

Or le périmètre d’intervention de ce nouvel établissement aura la main mise sur 1/3 de Nanterre.

Afin de tenter de mobiliser l’ensemble des forces j’ai rencontré aujourd’hui notre sénateur Xavier Iacovelli qui sera membre de la commission mixte Paritaire concernant Le projet de loi ratifiant l’ordonnance portant sur la création de l’établissement Public la Défense.

J’ai souhaité le rencontrer pour lui faire part de mon sentiment et mes désaccords sur ce projet de loi  en insistant particulièrement sur 3 points :

  • Tout d’abord sur les dispositions adoptées par le Senat visant, au nom de la décentralisation, à transférer à titre gratuit l’ensemble des parcs de stationnement au nouvel établissement. Cette décision ne semble pas opportune au regard des conséquences financières non négligeables pour l’état.
  • Puis sur l’absence d’obligation d’établir des conventions entre la ville et l’Etablissement Public dans la continuité de ce qu’il existait précédemment avec l’EPADESA pour les opérations d’aménagement dans les zones hors périmètre historique de la Défense. Ce qui permet aux villes d’être pleinement associée à l’aménagement de leur territoire. Il est inconcevable que le département, sous couvert de son rôle de chef de file, ait la main mise sur les opérations d’aménagement de notre ville.
  • Enfin sur l’amendement non retenu qui consistait à désigner à la proportionnelle les 9 représentants du Conseil départemental qui siégeront dans le nouvel établissement public permettant ainsi à l’opposition départementale de siéger dans cette instance.

Sur ces deux derniers points, je regrette sincèrement que notre députée, rapporteure de ce projet pour la commission des lois n’ait pas fait preuve de plus de pragmatisme et n’ait pas eu plus la volonté de préserver une pluralité politique en matière de gouvernance.

Elle aurait ainsi montré son souhait de sortir d’un « entre soi » instauré depuis trop longtemps par la droite Alto Séquanaise et qui devait être justement la marque de fabrique de la nouvelle majorité.

Même si j’estime comme le maire de Nanterre que c’est un coup dur qui a été porté à Nanterre, je fais partie de ceux qui considèrent qu’il n’est jamais bon de rompre définitivement le dialogue et pour cette raison je me rendrai ce soir à l’inauguration de la permanence de la Députée Florenne et je lui exposerai mon désaccord.