Conditions d’accueils des ressortissants étrangers à la préfecture le Préfet me répond

26 septembre 2017 | Divers

J’avais attiré l’attention du préfet sur les conditions d’accueil des ressortissants étranger à la préfecture des Hauts de Seine. Le Préfet me fait état des mesures qu’il a prises.

 

Présidence de l’EPADESA : Les arrangements entre amis de Patrick Devedjian

26 septembre 2017 | La Métropole du Grand Paris

Le 26 septembre le conseil d’administration de l’Epadesa élira son nouveau président. Empêché par la limite d’âge Patrick Devedjian est à la manœuvre pour faire élire Camile Bedin, Conseillère départementale et conseillère municipale de l’opposition de Nanterre. Elle succèderait ainsi à Patrick Jarry Maire de Nanterre à la tête de cet établissement public.

En tant que présidente, Camille Bedin serait amenée à prendre des décisions en matière d’aménagement pour une ville où elle siège dans l’opposition et à fortiori contre l’exécutif qui par nature est le seul à maitriser les dossiers d’aménagement de son territoire.

Au-delà d’être ubuesque, cette situation pose un problème majeur de légitimité politique.

 Soucieux de défendre, avant tout et contre tous les intérêts des Nanterriens, les élus socialistes de Nanterre vont adresser un courrier au président de la République pour dénoncer ce déni de démocratie locale.

 Ils considèrent qu’en tant que partie prenante de la gouvernance de cet établissement Public, l’Etat doit agir pour qu’un tel coup de force ne puisse être rendu possible

De plus ils considèrent qu’à la veille de l’ouverture de la conférence nationale des territoires cautionner de tels agissements serait donné un très mauvais signe aux élus locaux et aux respects de leurs prérogatives.

Réforme des rythmes scolaires Nanterre ouvre la concertation avec l’ensemble des acteurs

19 septembre 2017 | Education

Un décret réformant les rythmes scolaires publié le 28 juin 2017 est entré en vigueur le 29 juin 2017. Il permet au Dasen, sur proposition conjointe d’une commune et d’un ou plusieurs conseils d’école, d’autoriser des adaptations à l’organisation de la semaine scolaire ayant pour effet de répartir les heures d’enseignement hebdomadaires sur 8 demi-journées réparties sur 4 jours. Ce projet a reçu un avis défavorable du CSE (Conseil Supérieur de l’Education). Cela signifie que le gouvernement ré ouvre le sujet de 2013. Il ne faudra pas changer d’organisation du temps de l’enfant tous les 5 ans !!

De nombreuses communes se sont déclarées favorables à un retour à la semaine de 4 jours. Dans la plupart des cas, ce changement n’interviendra pas avant la rentrée 2018/2019.

Dans l’académie de Versailles, 40% des écoles reviennent à 4 jours en septembre 2017 mais seulement 5% dans le département des Hauts-de-Seine (Colombes et Puteaux ).

Lors de la réunion des maires adjoints en charge de l’Education des Hauts de Seine, qui s’est déroulée le 4 juillet à Antony, la grande majorité des présents s’est exprimée contre le retour de la semaine à 4 jours sur leur commune. Au cours de cette réunion, Mme FIS, DASEN des Hauts-de-Seine, a rappelé qu’elle était favorable aux rythmes scolaires actuels plus propices aux apprentissages.

Pour sa part la FCPE 92 « dénonce les pressions qui s’exercent depuis plusieurs semaines sur la communauté éducative autour du projet de décret de la semaine de 4 jours (…). Dans ce projet, l’intérêt de l’enfant n’est pas pris en compte ». Elle souligne que le décret a été pris malgré « un avis défavorable majoritaire du Conseil supérieur de l’éducation, un rapport défavorable du Sénat, le manque de temps évident pour construire de véritable consultation avant de repenser une politique éducative… » et que « la coéducation, la confiance se construit dans le respect du dialogue et aussi dans celui du bon fonctionnement des instances ».

Les syndicats enseignants sont divisés. Lors du Conseil supérieur de l’éducation, le Sgen-Cfdt ainsi que l’Unsa et FO se sont prononcés contre le projet de décret alors que le Snuipp-FSU syndicat majoritaire et le Snalc ont voté pour.

D’autres organisations ont été amenées à exprimer leur désaccord :

Pour l’association des villes éducatrices, « le décret permettant le retour à la semaine de 4 jours est anachronique et va engendrer une concurrence accrue entre les territoires. Il permet à des écoles d’être de nouveau en décalage total avec le reste des pays de l’OCDE, comprimant des heures d’enseignements et empêchant la réalisation d’activités périscolaires. Il faut être conscient que ce retour en arrière serait irréversible pour les communes. »

La présidente de l’ANDEV a déclaré que « L’ANDEV s’inquiète du risque de renforcement des inégalités territoriales entre les villes, où chacune devra apprécier, porter, tenter de faire coexister les appréciations individuelles des adultes avec l’intérêt de l’enfant. De plus, pour que les villes aient réellement le choix, cette déconstruction si rapide d’une réforme en cours ne devra pas constituer la première étape du désengagement de l’Etat dans l’action éducative de proximité, par une remise en cause du fonds de soutien ».

Le Sénat, dans un rapport présenté début juin 2017, tout en critiquant la méthode de la réforme de 2013, recommandait de ne pas revenir à la situation antérieure à 2013, de mener une évaluation scientifique des conséquences de la réforme sur les apprentissages et de conserver l’accompagnement financier aux communes.

Des enjeux qui ont évolué.

 Depuis 2013, la ville de Nanterre s’est impliquée fortement dans la mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires. Le choix de l’organisation actuelle, mise en place à la rentrée 2014, s’est effectué à l’issue d’une large concertation menée dans le cadre du groupe de pilotage des rythmes scolaire qui s’est réuni pendant une année entière en impliquant l’ensemble des acteurs éducatifs.

La question de l’intérêt de l’enfant a toujours été au cœur de nos débats et un axe prioritaire de notre réflexion.

 La réforme des rythmes scolaires en 2013 s’est notamment appuyée sur le rapport produit par la conférence annuelle sur les rythmes installée en 2010 qui condamnait la semaine de quatre jours. En effet depuis sa mise en place, les écoliers français ont le nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays de l’OCDE : 144 jours contre 187 jours en moyenne. De ce fait, les journées sont plus longues et plus chargées que pour d’autres élèves dans le monde. Les chronobiologistes soulignaient que cette extrême concentration du temps (en nombre d’heures par jour et en nombre de jours par an) était inadaptée et préjudiciable aux apprentissages, en particulier pour les enfants les plus en difficulté. La réforme visait donc à mieux répartir les heures de classe sur la semaine et à mieux articuler les différents temps de l’enfant.

Aujourd’hui, alors même que l’absence de recul ne permet pas d’avoir une évaluation objective de l’impact de cette réforme sur les enfants, chacun s’est fait sa propre opinion sur cette question.

L’impact fort de la réforme sur l’organisation de travail des personnels (enseignants, atsems, animateurs…) interroge également sur leur adhésion à l’organisation actuelle.

Pour rappel, Nanterre a écrit aux directeurs d’école et aux fédérations de parents d’élèves pour leur préciser qu’aucun changement n’interviendrait sans concertation préalable et qu’en conséquence, celle-ci se déroulera sur l’année 2017/2018 pour mise en œuvre des éventuelles modifications à la rentrée 2018/2019.

Il s’agit d’aboutir à un choix éclairé selon une concertation préservant les conditions de l’expression d’un consensus avec nos partenaires éducatifs et évitant une confrontation entre les acteurs.

La concertation portera sur le choix de l’un de ces trois scénarios, avec des propositions qui peuvent être différenciées entre l’accueil élémentaire et maternel :

– un maintien à l’identique de l’organisation actuelle du temps de l’enfant, soit 4,5 jours, tout en envisageant des améliorations,

– un retour à l’organisation en place jusqu’en 2013 en diminuant le coût (la réforme de 2014 avait été estimée à un coût pour la ville de 1,8 million d’euros – cf. données BP 2014 – comité de suivi de mars 2016),

– un passage à une nouvelle organisation du temps de l’enfant sur 4 jours en préservant les acquis de la réforme à Nanterre avec les économies induites.

Une grande partie des acquis de la concertation précédente pourrait être conservée sans être intégralement remise en débat. C’est le cas par exemple des documents-cadres autour du temps du midi, du temps du soir et de la mutualisation.

C’est ensemble parents, enseignants, collectivité qu’il nous faudra trouver la meilleur organisation possible en préservant l’intérêt de l’enfant.

Situation inacceptable devant la préfecture des Hauts de Seine

31 août 2017 | Divers

Face à la situation inacceptable et qui perdure devant la préfecture des Hauts de Seine il n’est plus possible de se taire. J’ai interpellé le préfet. Je veux aussi féliciter les actions concrètes des militants de l’association Les Berceaux de la Francophonie – Délégation 92 qui ont mené une action dans la nuit devant la préfecture pour pour apporter un peu de réconfort aux centaines de personnes qui font la queue dans des conditions déplorables.

A Nanterre des résultats en progressions

31 août 2017 | Education

En cette veille de rentrée un petit retour sur l’année précédente pour féliciter les collégiens et les lycéens de Nanterre.

80% des élèves ont réussis le brevet des collèges soit en progression par rapport à l’année dernière. Mention spéciale au collège Evariste Galois qui passe de 78% en 2016 à 88 % en 2017 soit + 10 points, ainsi que le collège Jean Perrin qui passe de 83% à 97% de réussite.

Les résultats du BAC au lycée Joliot Curie dont les lycéens vont enfin pouvoir inaugurer les nouveaux locaux, passent de 79,7% de réussite à 81,2% toutes séries confondues avec une mention spéciale pour la série S qui passe de 82,1% à 86,5%.

Certes, il y a encore des marges de progrès qui nécessitent la mobilisation de tous mais on peut se réjouir que la bonne direction soit prise.

Prenons Le temps pour les rythmes!

22 juin 2017 | Education

La question éducative n’a pas eu la place qu’elle méritait dans le débat présidentiel. Elle est pourtant la première politique de la nation et des collectivités locales.

Il est donc nécessaire qu’un temps soit consacré à la concertation avec tous les acteurs éducatifs. Le Réseau Français des Villes Educatrice, dont est membre Nanterre,  invite le Ministre de l’Education nationale à prendre le temps pour les rythmes éducatifs. Cette réforme a conduit les collectivités, à travers la généralisation des PEDT, à s’impliquer davantage dans la réussite éducative des enfants, en construisant un partenariat de plus en plus efficace et complémentaire avec l’Education nationale.

Le vote négatif du conseil supérieur de l’éducation sur

le nouveau décret «Rythmes scolaires» montre que

pour beaucoup d’acteurs, la semaine à cinq matinées et avec des activités périscolaires de qualité commence à s’ancrer dans les pratiques. De plus, le fonds d’aide aux activités périscolaires est un investissement sur l’avenir de la Nation. Faire des économies sur celui-ci, c’est priver à terme d’activités éducatives les centaines de milliers d’enfants qui n’y avaient pas accès avant la semaine à 4,5 jours. Un retour précipité et désordonné à la semaine de 4 jours, dont les nombreuses limites étaient largement pointées en 2011, serait une régression considérable pour les enfants. Le rapport du groupe sénatorial présidé par Jean-Claude Carle pointe le risque suivant : «Faire et défaire, en finir avec l’instabilité».

Il s’agit d’une autre formulation de la nécessité d’en finir avec le «stop and go» dénoncé par Jean-Michel Blanquer lui-même. Lors de son audition par le groupe de travail sénatorial, il faut prendre le temps d’évaluer pour mieux adapter les rythmes à chaque âge de l’enfant.

Au revoir Lucien!

15 mai 2017 | Divers

C’est avec une grande tristesse et émotion que je viens d’apprendre la disparition de notre camarade et ami Lucien Batard.

Je veux tout d’abord adresser mes condoléances et témoigner toute mon affection à son épouse Anne et ses enfants ainsi qu’à toute sa famille.

Nanterre est particulièrement éprouvée ces derniers mois, c’est encore une figure incontournable de notre ville qui nous quitte aujourd’hui. Lucien a siégé de longues années au conseil municipal de Nanterre au sein du groupe socialiste au côté de nombre d’entre nous.

Aujourd’hui la communauté éducative Nanterrienne, perd un de ses plus ardents défenseurs. Adjoint au Maire délégué à l’enseignement, il a contribué avec conviction et détermination à la réussite de ce secteur. Pour avoir l’honneur d’occuper aujourd’hui cette délégation je sais ce que nous lui devons. Zacharia BEN AMAR

Message aux Nanterriennes et aux Nanterrien

24 avril 2017 | Au Parti Socialiste

Un budget à la hauteur des défis!

2 mars 2017 | Au conseil Municipal

C’est un budget d’un montant global de 349 millions d’euros qui vient de nous être présenté. Ce chiffre témoigne, malgré une réduction de ressource de 6 millions d’euros, de l’importance des moyens que nous sommes en mesure de consacrer au fonctionnement et à l’investissement de notre ville.

Avec environ 3400 euros par habitants, nous confirmons notre attachement à améliorer le quotidien des Nanterriens, notre volonté de préserver la qualité de nos services publics mais également notre souci de nous projeter dans l’avenir en investissant massivement.

Lors du débat d’orientation budgétaire nous avions voulu exprimer fortement nos préoccupations. Préoccupations qui se sont d’ailleurs matérialisées par une abstention. Ce dernier mois a été utilisé pour faire converger la majorité Municipale.

Ces échanges ont été constructifs nous sommes satisfaits que l’option du dialogue ait été choisie et non celle de l’entêtement. De la discussion et du débat jaillit toujours la lumière!

Nous avons durant ces discussions été rassurés sur trois points :

Le premier, selon moi, le plus important, malgré nos divergences d’approche de la situation financière, nous partageons la volonté commune de tenir fermement les engagements que nous avons pris ensemble en 2014 devant nos concitoyens.

Le deuxième, les préoccupations des Nanterriens, sources de nos inquiétudes, ne sont pas restées lettre morte.

Le troisième, Ce budget confirme que nous partageons la volonté de flécher d’important moyen en direction des secteurs que nous avons jugé prioritaires, à savoir : Le droit à la réussite de tous les enfants de Nanterre , la rénovation urbaine, sociale et écologique des quartiers les plus populaires et la Sécurité.

S’agissant de la réussite éducative de nos enfants, malgré les économies structurelles consenties ces dernières années, encore plus de 800 000 euros pour 2017, la politique Educative représente 34% du budget de fonctionnement. Cette priorité que représente l’Education doit être ressentie et vécu par l’ensemble de la communauté Educative.

Il s’agit du bien commun, de ce qui fait consensus par de là nos différences sur l’ensemble du territoire de la ville. Aujourd’hui l’engagement est pris que plus aucune économie sera grappillée sur ce secteur nous en sommes satisfaits. Nous resterons bien évidement vigilent pour que cet engagement soit tenu.

En matière de rénovation urbaine les sommes massives inscrites dans cet exercice budgétaire font foi de l’engagement que nous avons pris auprès des Nanterriens qui vivent dans ces quartiers.

S’agissant de la sécurité, la mise en place d’une brigade de lutte contre les incivilités à partir de septembre 2017 nous fait dire que nous cheminons dans le bon sens.

Cependant, sans vouloir préjuger de cette nouvelle organisation, cette proposition ne nous semble pas être en mesure de lutter efficacement contre les incivilités dénoncées par les nanterriens et semble insuffisante pour assurer un maillage territorial satisfaisant.

Notre réponse à ce fléau était plus ambitieuse. Elle consistait en :

  • la création d’un service de Police Municipale composé de 25 agents d’ici la fin du mandat et 10 tout de suite. De 14 ASVP aux pouvoirs étendus. L’idée étant de faire évoluer 18 agents de tranquillités publiques vers la Police Municipale et de concentrer les 15 agents restant de Tranquillités sur les quartiers politiques de la Ville.
  • le rattachement de ce service à une structure clairement identifiée et la présence d’un guichet Police Municipal ouvert à la population.
  • la signature d’un protocole avec la police Nationale à l’instar de ce qui a été pratiqué pour la mise en place du système de vidéo protection.

C’est avec cette proposition que nous irions demain, si besoin, devant les nanterriennes et les nanterriens.

En complément à cette proposition, nous considérons que, pour que les Nanterriens puissent constater une véritable amélioration, un travail rapide doit être fait en direction des bailleurs sociaux. Notamment sur la question d’enlèvement des voitures ventouses problème récurrent qui exaspère à juste raison nos concitoyens.

Par ailleurs il nous parait indispensable, que l’efficacité de cette nouvelle brigade soit évaluée. Pour que cette évaluation soit une véritable aide à la décision, nous demandons :

  • La mise en place d’indicateurs pertinents au regard des objectifs fixés à cette direction
  • La définition de critères qualitatifs et quantitatifs
  • La constitution d’un comité de suivi de cette évaluation

Pour finir sur ce sujet, même si nous sommes loin du compte nous estimons qu’un cap «idéologique» a été franchi et que le recrutement de 7 agents de police municipale à Nanterre constitue une véritable révolution qu’il faut savoir apprécier à sa juste valeur.

Le renforcement des priorités que nous venons d’évoquer, le maintien de services de qualités tout en conservant un endettement modéré, peuvent justifier, à ce moment du mandat, une augmentation de la fiscalité.

Bien que cette augmentation reste modérée puisque elle représentera une augmentation maximale de 22 euros par an pour la taxe d’habitation et de 35 euros par an pour le foncier bâti, elle n’en reste pas moins un effort supplémentaire que nous demandons à nos concitoyens.

Aussi, notre consentement est assorti de plusieurs exigences.

La première est que nous voulons que cette augmentation soit la dernière de ce mandat. Toutefois l’hypothétique victoire du candidat LR et l’application de ses propositions totalement démesurées à savoir diminuer la dépense publique de plus de 100 milliards d’euros pourrait nous contraindre à procéder à un réajustement.

La deuxième est que nous nous engagions inexorablement à adopter de véritable réforme structurelle afin de limiter et de circonscrire l’évolution de nos dépenses. L’objectif étant d’accroitre l’efficacité de nos politiques publiques et d’allouer au mieux les moyens aux services des Nanterriens.

En conclusion, et au regard tout ce qui vient d’être dit, les élus socialistes voteront ce budget mais en ayant l’exigence de poursuivre les efforts structurels engagés d’une part de préserver les efforts pour l’Education et la sécurité d’autre part. Nous sommes convaincus que c’est la seule façon de pouvoir relever les défis qui se présentent à nous.

Intervention dans le cadre de la préparation budgétaire de 2017

1 février 2017 | Au conseil Municipal

Ce débat nous permet d’échanger et de réfléchir sur les grandes lignes qui vont guider l’année 2017.

Zacharia BEN AMAR

Ce budget se construit comme depuis des années maintenant dans un contexte budgétaire contraint. Nous devrions même avoir acquis une véritable expertise en la matière vu que chaque année il est fait ici le même constat sur l’augmentation de la péréquation et la baisse de dotation.

Avec tout ça on en oublierait presque que Nanterre reste une des villes les plus riches de France, certes la baisse des budgets est brutale mais avec 245 millions de budget il y a encore de quoi faire.

Face à cette situation particulière il est indispensable de donner des éléments clairs et sincères.

Je ne partage pas les propos tenus dans ce débat d’orientations, ils font plus références à du marketing politique qu’à la réalité des choses. Je prends 2 exemples peut-on dire réellement que « C’est la ville qui paye en partie à l’Etat une contribution pour exercer les compétences qu’il lui avait jadis transférées » ? Non la réalité est que Nanterre alimente 2 fonds de péréquations le FPIC et le FSRIF permettant d’atténuer les situations financières inégalitaires entre les villes au niveau national et régional.

Nanterre est ainsi plus que jamais une des villes les plus solidaires de l’Ile de France et en tant que femmes et hommes de gauche, ne nous faut-il pas être fiers de participer à cette solidarité ?

En matière de solidarité entre les villes, il reste tant à faire, car malgré cette contribution une ville comme Puteaux par exemple continue à offrir des aspirateurs pour la fête des mères qui sont revendus sur le bon coin la plus part du temps, pendant que Clichy-Sous-Bois peine à offrir un service de restauration scolaire correct pour tous les enfants

De même quand on dit « que Nanterre ne bénéficie plus de la dynamique fiscale car elle remonte à la Métropole». Mais la Métropole que fait-elle de cet argent ? Elle le met l’argent dans un coffre-fort en Suisse ? La métropole redistribue cet argent sur de gros projet Métropolitain. Par exemple à Nanterre 1 million pour le Théâtre des Amandiers et 500 000 euros pour le palais des sports. L’essence même de la métropole c’est bien de rétablir l’équilibre entre les budgets des villes riches et des villes plus en difficultés.

Même si l’on peut trouver cela brutal et contestable, nous devons accepter une bonne fois pour toute que nous avons changé de paradigme et nous devons appréhender avec lucidité et responsabilité la situation financière de notre ville.

Fort de ce constat la gestion de nos finances doit désormais s’inscrire dans la durée et nous devons diminuer nos dépenses de manière structurelle.

Pour relever ce défi nous proposons les 3 angles d’attaque suivants :

  1. Cibler nos dépenses sur les secteurs prioritaires
  2. Moderniser notre administration sous la houlette de l’administration Générale
  3. Mobiliser de nouvelles recettes

Pour être audible compréhensible par les Nanterriennes et les Nanterriens il faut donc mettre le paquet sur les 3 priorités suivante que nous partageons :

1. La rénovation urbaine, sociale et écologique des quartiers les plus populaires : Là L’investissement est massif et visible pour les Nanterriens.

2.Le droit à la réussite de tous les enfants de Nanterre. Il est vrai que des équipements conséquents vont sortir de terre. Ceci dit ces dernières années des efforts importants ont été consentis sur ce secteur qui ont des conséquences directes sur les enfants. Réduction du nombre d’ATSEM en maternelle, taux d’encadrement des animateurs, POT des écoles fortement réduits, suppression des activités de loisirs le samedi, diminution du budget car, réduction du balayage des cours…pour ne parler que des plus significatives et les plus visibles !

Il nous faut à tout prix sortir de cette dichotomie qui consiste à ériger ce secteur en priorité absolue tout en ponctionnant régulièrement ses lignes budgétaires. Ce n’est pas parce que l’éducation reste un des budgets les plus importants, qu’il doit devenir un levier d’économie facile, il en va de notre crédibilité politique.

3.Enfin, en matière de lutte contre des incivilités nous considérons que cette question impulsée par le groupe socialiste et les élus EELV va dans le bon sens. Toutefois il faudra donner à la nouvelle direction les moyens de fonctionner. Nous demandons la création d’une police municipale avec un nombre d’agent capable de lutter de manière efficace aux incivilités qui minent la vie de nos concitoyens.

Pour les socialistes c’est à l’aune de ces 3 priorités qu’il faut envisager la question de la fiscalité.

Lors du débat d’orientation budgétaire précédent nous avions affirmé que le levier de la fiscalité devait être activé en dernier recours. Il ne s’agit pas simplement d’une affaire comptable mais aussi le sens que nous donnons à cette décision. Si l’augmentation est consentie, elle doit être assortie d’une avancée significative pour les Nanterriens : à savoir : Mettre en œuvre des moyens pour lutter de manière efficace contre les incivilités et cesser de rogner les actions en direction des enfants. En l’absence d’engagement sur ces sujets nous nous opposerons à une augmentation de la fiscalité.

Dans l’attente d’être rassurés nous nous abstiendrons ce soir !

Je vous remercie

Zacharia BEN AMAR