Fier de notre lycée Joliot Curie

20 mars 2019 | Education, Non classé

Nous pouvons tous être fiers de notre lycée, c’est avec satisfaction que l’on constate que le taux de réussite au bac du lycée Joliot Curie a de nouveau progressé de 3 points par rapport à 2017 .

Ce taux est en constante progression depuis 2010.

Bravo à la communauté éducative dans son ensemble . Cette réussite est le résultat d’un investissement quotidien de tous et c’est très exactement pour cette raison que ce lycée doit conserver les moyens qui lui ont été octroyés !

Avec NanTerre D’Avenir, un nouvel Espace de débat à Nanterre

17 mars 2019 | Nanterre d'Avenir

Les dernières élections présidentielles et législatives ont laissé un sentiment de dépossession aux Nanterriennes et Nanterriens. Parmi ceux-ci, nombreux sont ceux qui affirment vouloir s’engager, œuvrer pour la ville, l’intérêt général, la collectivité, mais de manière différente. Nombreux sont ceux qui refusent l’archaïsme d’une démocratie qui se réduit trop souvent à une concentration des pouvoirs entre les mains d’un petit groupe de professionnels de la politique, voire du clientélisme, ou d’une surdité des élus et de l’Etat aux demandes des citoyens.

Nombreux, et divers : quels que soient nos différences, nos parcours, nos origines, nos éventuelles appartenances politiques, nous sommes nombreux, divers, et motivés à l’idée de contribuer pour une grande idée. Ouvrir une nouvelle étape  pour Nanterre.

Des citoyens, des associatifs, des élus se sont rassemblés dans l’association « NanTerre d’Avenir » avec l’objectif de placer au-dessus de tout « Nanterre ». Il s’agit de :

  • Créer un lieu de réflexions, d’échanges, de débats, de propositions et de communication sur toutes les questions touchant à la ville de Nanterre.
  • Rassembler toutes celles et tous ceux déterminés à  agir, afin d’impulser un nouvel élan.
  • Incarner  dans le débat public une voie indépendante des partis politiques.
  • Inciter à l’engagement et à la prise de responsabilité des citoyens dans la société.
  • contribuer à la cohésion sociale.
  • favoriser l’émergence d’une démocratie participative.

Pour vraiment laisser la place aux acteurs de Nanterre NanTERRE d’Avenir n’est pas dirigée par des élus. C’est un gage fondamental.

Intervention Débat d’Orientation Budgétaire de Nanterre

21 février 2019 | Au conseil Municipal, Nanterre d'Avenir

Notre collègue vient de nous tracer les grandes lignes du dernier exercice budgétaire de notre mandat.

Je tiens à saluer la détermination dont il a fait preuve ainsi que l’énergie déployée par la direction des finances pour avoir, dans le contexte chaotique que nous connaissons, mené à bien ces successives préparations budgétaires.  

Car au-delà d’imposer des contraintes financières importantes, chaque lois de finance a apporté son lot d’incertitudes. Aujourd’hui encore, nous ignorons quel seront les incidences financières de la réforme de la fiscalité à venir pour notre ville.

Ces aléas, ne nous ont pas empêchés de tenir ensemble une grande partie des engagements pris en 2014.

Au nom de la confiance que nous accorde quotidiennement une grande majorité de la population, il était indispensable que nous remplissions notre contrat à l’égard des Nanterriens.

Nous pouvons nous réjouir d’avoir tenu le cap tout en maitrisant notre dette, notre fiscalité et sans renoncer à un investissement ambitieux ni à un fort niveau de service.

Notre capacité à se désendetter a également été préservée. En s’élevant à 9.7 ans elle se situe en deçà du niveau préconisé.  

Cependant, cette satisfaction ne nous exonère pas de faire preuve de lucidité et de vigilance pour l’avenir.

Nous devons être Lucides et vigilants face aux chantiers importants qui restent à entreprendre pour accompagner la transformation de notre ville.

Nous devons l’être également, afin de transformer Nanterre en une une ville à vivre pour tous, quelques soit son niveau de vie.

Notre défi est de répondre en même temps aux aspirations et aux besoins des Nanterriens qui vivent ici depuis toujours et aux besoins et aspirations des Nanterriens nouvellement arrivés dans notre ville.

Aujourd’hui, notre préoccupation ne doit donc pas se cantonner à faire le bilan de ce que nous avons accompli, mais elle nous oblige à nous pencher sur les sujets sur lesquels nous ne sommes pas allés ni assez vite, ni assez loin.

En matière de sécurité, et du traitement des incivilités nous réclamons depuis 2014, comme je l’ai dit précédemment, une politique plus volontariste et plus assumée.

Arrêtons de nous cacher derrière notre petit doigt. Nanterre a besoin d’une véritable police municipale et nombre de Nanterriens ne comprennent pas notre fébrilité sur cette question.

Concernant le stationnement, dans le cadre d’une réunion sur le sujet organisée par l’association Nanterre d’Avenir, des Nanterriens nous ont fait part de leur incompréhension et insatisfaction face à notre politique de stationnement.

J’ai moi-même manifesté mon étonnement auprès de la présidente de l’office face à la décision de ne pas renouveler le bail du parking des champs aux melles. Comment peut-on tenter de canaliser le stationnent en surface quand on réduit les places en sous-sol dans un quartier en tension ? C’est 360 places en moins qui étaient louées et qui répondaient donc à un besoin.

Durant ce débat, des solutions alternatives ont émergées pour réguler le stationnement telles que la création de stationnement en zone bleue, la mise en place de garages solidaires pour permettre d’endiguer la mécanique sauvage, la programmation de travaux de sécurisation et de rénovation des parkings …, autant de solutions qui méritent réflexions.

En tout état de cause ce sujet exige une remise à plat de l’existant et mérite une véritable concertation avec les habitants, à l’instar de celle qui a été, tout dernièrement, menée par la ville de Gennevilliers.

En matière de politique environnementale, même si nous n’avons pas à rougir de notre bilan, l’urgence climatique et ses impacts sur la santé de tous nous oblige à agir avec énergie.

La lutte contre la pollution atmosphérique et contre la présence permanente dans notre environnement de perturbateurs endocriniens doivent être plus que jamais au cœur de nos priorités.

Aujourd’hui la surmortalité en zone dense liée à la pollution atmosphérique est estimée à 6600 décès par an. De nombreuses études mettent en exergue également une inquiétante augmentation des maladies chroniques respiratoires, notamment chez les plus jeunes. 

La gravité de la situation exige de nous de faire preuve de courage politique et d’aller plus vite et plus loin.

C’est dans ce sens que nous avons proposé que notre ville signe avant 2019 la Charte « Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens ». Sur ce sujet particulièrement le temps presse, nous devons modifier nos pratiques ! N’attendons pas l’application de la loi en 2025 pour interdire l’utilisation de contenant en plastique dans les cantines ! Formons nos agents et informons nos concitoyens !

Dans le même esprit, la métropole du grand Paris vient de décider, très en retard par rapport à 227 métropoles européennes, la création d’une zone à circulation restreinte à l’intérieur de la A86 afin d’améliorer de manière significative la qualité de l’air. 

Sans négliger l’impact financier pour les citoyens qui devront changer de voiture, nous souhaitons que notre ville prenne à bras le corps ce sujet et qu’elle soit exemplaire dans l’application de cette restriction.

En matière d’éducation nous avons durant ce mandat mené une politique d’investissement volontariste sans précédent depuis 30 ans. Cet effort se poursuivra en 2019 puisque nous y consacrerons environ 10 millions d’euros avec l’ouverture de Makeba, du centre de loisirs élémentaire Joliot-Curie et la rénovation du centre de Loisirs Bizis.

Cette ambition couplée à notre politique de renouvellement urbain est nécessaire à la recherche de mixité dans les établissements mais elle ne suffit pas. Il nous faudra être exigeants avec nos partenaires de l’Education Nationale pour obtenir une offre Educative attractive pour tous.

En conclusion, vous l’aurez constaté nous apportons une vision « plurielle » au Nanterre de demain.  

Je vous remercie.

Zacharia BEN AMAR

Gilet jaune : ce que j’en pense Conseil Municipal de Nanterre du 11 décembre 2018

12 décembre 2018 | Au conseil Municipal

Je veux d’abord faire part d’un regret. Face à la situation exceptionnelle que connait le pays il m’aurait semblé opportun de s’accorder sur une déclaration commune en conseil municipal comme je l’avais, tout le monde le sait, proposé. D’autres enjeux l’ont emporté encore une fois et je le regrette.

Je regrette que nous n’ayons pas été capable à Nanterre de faire ce que toute la gauche a su faire à l’assemblée Nationale en se mettant d’accord sur un texte.

 

La crise que nous connaissons est grave. Parti d’une fronde contre l’augmentation des taxes du carburant, le mouvement des gilets jaunes,   loin de s’essouffler, s’est amplifié désormais rejoints par l’ensemble de la société, les agriculteurs, les lycéens, les étudiants, les ambulanciers, les transporteurs, les infirmiers, les retraités ainsi que tous les Français qui n’en peuvent plus des injustices que ce gouvernement a renoncé à combattre et qui les a même aggravées.

 Bien évidement personne ne peut se dédouaner de la situation du pays, le malaise exprimé aujourd’hui n’a pas commencé il y a 18 mois. Mais depuis juin 2017 un certain nombre de décisions couplées à une posture inadaptée frisant la désinvolture a donné l’ampleur que nous connaissons aujourd’hui à ce mouvement.

 Après la hausse de la CSG et la baisse des APL du début du mandat, ce ne sont pas moins de 4 milliards que le gouvernement comptait ponctionner aux français au titre des taxes supplémentaires sur le diesel.

 Décidée au nom de la transition écologique, ces 4 milliards permettent en réalité de compenser le manque à gagner induit par le cadeau fiscal octroyé aux plus aisés en supprimant l’ISF.

Oui, cette crise s’est amplifiée depuis 18 mois, à coup d’injustices fiscales, à coup de dégradation du pouvoir d’achat et par une parole publique dévoyée.

Plus le temps passe plus cette politique fiscale qui favorise les plus aisés et qui étrangle les autres devient insupportable. A tel point qu’elle fragilise le consentement à l’impôt alors qu’il est le socle de notre modèle social et de notre République.

Ce consentement est d’autant plus difficile à concevoir quand les services publics se réduisent dans les campagnes et dans certaines banlieues : des classes d’écoles supprimées, des bureaux de Poste qui ferment l’accès au soin de plus en plus éloignées.

S’ajoute à cette situation une crise de confiance. La fracture s’est aggravée entre le président et les français.

Elle s’est exacerbée à cause de son arrogance lui qui invite les français à traverser la rue pour trouver un travail et qui exhortent les français mécontents à venir le chercher à l’Elysée.

Ce champ lexical a eu pour conséquence d’envenimer des relations tendues avec des français qui avaient déjà le sentiment de ne plus être compris et plus entendus.

 Cette colère est légitime et partagée par un grand nombre d’entre nous.

Cependant, elle ne peut pas justifier les actes de violence et de dégradation qui ont émaillés et souillés cette mobilisation.

Il n’est pas non plus acceptable que cette colère soit récupérée par des extrémistes de tout bord.

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas laisser notre pays s’enliser dans cette division et cette fracture sociale et territoriale.

Nous ne pouvons accepter que les corps intermédiaires et les élus locaux soient tenus éloignés des décisions alors que ces derniers sont souvent les seuls à rester audibles auprès des citoyens.

Nous ne pouvons pas accepter que les français aient à choisir entre la transition écologique et l’augmentation de leur pouvoir d’achat. Il faut à la fois la transition écologique et le progrès social.

Hier soir en 13 minutes le président n’a pas changer de CAP. Il n’a pas donné le coup de volant à gauche attendu. Tout en proclamant « l’état d’urgence sociale» il a apporté des réponses en demi-teinte et qui n’apaiseront pas le malaise profond que notre pays connaît.

Pendant que le président tentait de convaincre les français de l’importance des efforts financiers consentis le sénat, à la demande du gouvernement, faisait un cadeau aux exilés fiscaux en votant l’allégement de l’Exit tax.

Hasard de l’agenda ou confirmation que le président n’a pas pris la juste mesure du malaise qui met en péril notre système social et républicain.

Le président Macron a terminé son allocution en affirmant qu’après cette crise nous ne reprendrons pas le cours normal de nos vies. Nous partageons cette idée, aussi nous l’exhortons à changer de cap pour rebâtir pour notre pays un nouveau pacte social démocratique et écologique.

Adoption de la mise en place d’une ZFE dans la Métropole de Paris : Une décision courageuse qui va dans le sens de l’histoire

19 novembre 2018 | La Métropole du Grand Paris

Lundi 12 novembre 2018 nous avons adopté en conseil Métropolitain le projet d’une mise en place d’une Zone à faibles émissions(ZFE) métropolitaine qui interdira de manière progressive les véhicules polluants disposant des pastilles crit’Air 5 et non classés à l’intérieur du périmètre de l’A86 à partir du 1er juillet 2019. 118 000 véhicules de particulier soit moins de 1 % de l’ensemble du parc roulant sont concernés par cette mesure.

Loin d’être précurseur notre métropole est en retard puisqu’Il existe déjà 227 ZFE en Europe

En créant la ZFE, nous faisons preuve de volontarisme, car Il s’agit là de l’une des mesures les plus efficaces pour lutter de manière efficace contre la pollution de l’air. Cette mesure permettra à terme de mieux respirer et ainsi vivre mieux sur le territoire.

Cette décision s’inscrit dans un contexte d’urgence à la fois sanitaire et juridique

Urgence sanitaire, Nous ne pouvons plus le nier, la pollution tue. La surmortalité liée à la pollution atmosphérique est estimée à 6600 décès par an sur le périmètre de la zone dense. C’est donc de la santé de 5.6 millions d’habitants que nous nous préoccupons.

Urgence juridique, dans le cadre du nouveau contentieux européen et de la décision du Conseil d’État qui pourrait à terme être imputable aux communes.

Mes collègues à la Métropole avons voté à l’unanimité ces dispositions car l’amélioration de la qualité de vie de tous les Métropolitains constitue un marqueur fort de notre action.

C’est également pour cette raison que nous avons également voté d’adoption définitive du Plan Climat Air Energie métropolitain (PCAEM)

Bien évidemment, il est indispensable que des dispositifs d’aides au renouvellement des véhicules soient mises en place afin que ces mesures soient le moins pénalisant possible pour les citoyens concernés et surtout pour les plus modestes d’entre eux

C’est dans ce sens qu’a été pris l’engagement de constituer en lien avec l’Etat, la Ville de Paris et de la Région, un guichet unique d’aides.

Par ailleurs, la MGP a déjà mis en place une aide intitulée «  Métropole roule propre ! » permettant d’attribuer une aide financière de 3000 à 5000 euros selon les revenus du ménage destiné aux métropolitains qui souhaitent remplacer leur véhicule Crit’Air 5 et ou non classé. Cette aide est cumulable avec la prime à la conversion de l’Etat et le bonus écologique.

Enfin, sous l’impulsion du groupe socialiste, la Métropole a demandé au gouvernement que lui soit affectée une part de la contribution Climat Energie pour accompagner notamment le renouvellement du parc automobile métropolitain.

Zacharia BEN AMAR

Conseiller Métropolitain

Le conseil départemental des Hauts de Seine : une politique sociale misérable

21 octobre 2018 | Au conseil Municipal

Zacharia BEN AMAR

S’agissant de la question de la participation financière du département à la prise en charge des transports, nous aurions également pu réclamer une aide financière pour les élèves collégiens domiciliés dans le département comme cela se pratique dans de nombreux territoire de France et aussi d’Ile de France.

De manière générale nous tenons à dénoncer l’inqualifiable posture de la majorité départementale et celle de ceux qui la soutiennent.

Comment peut-on mener une politique sociale aussi misérable quand on en est le chef de file et que l’on affiche un excédent budgétaire permettant de mener une politique de redistribution forte ?

Nous avons eu dans le cadre de la réussite éducative à traiter des situations dramatiques  d’enfants en détresses où de courageuses assistantes sociales du département étaient incapables de trouver des solutions à cause de la réduction drastiques des moyens. Au-delà du secteur de l’aide sociale à l’enfance ce sont tous les dispositifs de soutien en direction des publics fragilisés et en difficulté qui sont, ces dernières années, malmenés voire supprimés par la majorité actuelle de droite du conseil départemental et ce malgré ces excédents abyssaux :

  • Des crédits en baisse en matière d’insertion professionnelle,
  • Des bénéficiaires du RSA sur la sellette,
  • La suppression des PAL (programme d’aide à la lecture) Ce sont 500 000 euros qui ont été supprimés entrainant l’arrêt de ce dispositif favorisant l’envie de lire et aborder l’écrit « autrement » pour des enfants en difficulté. 6 écoles de Nanterre en bénéficiaient et en ont été privés.

Je m’arrêterais là, la liste est longue. Voilà quelques exemples qui illustrent bien l’indécence de la situation.

Cette situation doit nous éclairer sur la tentative désespérée de Mr Devedjian et de ses soutiens de se rapprocher des Yvelines pour conforter ainsi un entre soi social, tournant le dos ainsi inexorablement à toute forme de solidarité, pour faire en sorte que rien ne bouge et que les riches restent avec les riches.

Parlons ensemble de la Métropole

17 septembre 2018 | La Métropole du Grand Paris

A Nanterre les colonies de vacances font de la résistence

30 août 2018 | Education

Le lycée Joliot-Curie de Nanterre en route vers l’excellence

16 juillet 2018 | Education

Vœu du Conseil municipal de Nanterre sur la situation scolaire et les conditions de la rentrée 2018

18 juin 2018 | Au conseil Municipal, Education

Depuis plusieurs semaines, des associations de parents d’élèves se mobilisent face à la dégradation des conditions d’enseignement dans plusieurs groupes scolaires. Les revendications des parents, soutenues et relayées par l’équipe municipale auprès de l’Education nationale, portent principalement sur le non remplacement des enseignants absents, et les annonces de fermetures de classes à la rentrée 2018.

Face à un taux élevé d’absentéisme des enseignants, qui s’explique en partie par la persistance de l’Education nationale à nommer des enseignants débutants ou contractuels dans des écoles qui nécessiteraient au contraire un personnel expérimenté, le nom remplacement de ces enseignants absents atteint des proportions préjudiciables à la scolarité des enfants.

Plusieurs exemples témoignent de cette situation. A l’école La Fontaine, une enseignante de CM2 a été absente pendant 4 mois, sans être remplacée. A l’école du Centre, il a fallu 3 mois pour remplacer une enseignante de CE2. A l’école Lucie Aubrac, les élèves d’une même classe ont connu jusqu’à 6 remplaçants différents depuis la rentrée. Bien d’autres cas identiques pourraient être cités.

Dans le même temps, les mesures de carte scolaire annoncées par la direction académique des services de l’Education nationale des Hauts-de-Seine à l’approche de la rentrée de septembre 2018, suscitent de vives inquiétudes.

Dix fermetures de classes sont envisagées. Elles se traduiront par une hausse significative des effectifs, atteignant jusqu’à 32 élèves par classe en moyenne dans certaines écoles. La moitié des établissements visés par ces fermetures de classes sont situées en réseaux d’éducation prioritaire (REP) ou présentant des fragilités sociales importantes, ce qui rend ces mesures d’autant plus incompréhensibles et inacceptables.

Il faut rappeler que la ville de Nanterre compte quatre quartiers « Politique de la ville », et sur 47 écoles, 28 sont classées en REP ou REP+, ce qui devrait conduire à reconnaître les besoins spécifiques de notre territoire et à mettre les bouchées doubles en mobilisant beaucoup plus de moyens que pour des villes qui ne sont pas confrontées à cette situation.

La détérioration du climat scolaire touche également les collèges et lycées de Nanterre. Ces établissements sont directement impactés par les absences d’enseignants non remplacées, et la disparition programmée des Centres d’Information et d’Orientation dans le cadre du projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».

La réalité de ces faits va à l’encontre des discours d’autosatisfaction du Ministre de l’Education nationale. La généralisation des politiques d’austérité appliquée aux services publics n’épargne pas l’Education nationale, et a pour conséquence de rendre encore plus difficile les conditions d’enseignement, en particulier dans les quartiers populaires.

La ville de Nanterre, qui a fait de la réussite éducative l’une des priorités de son action, tient à alerter les pouvoirs publics de la réalité de cette situation et à exiger des mesures rapides.

C’est pourquoi, le conseil municipal de Nanterre réuni en séance le 12 juin 2018 demande au Ministère de l’Education nationale :

  • le renforcement des moyens de remplacement et la création de postes d’enseignants supplémentaires sur le territoire de Nanterre,
  • l’annulation des fermetures de classes injustifiées compte tenu de l’état des effectifs et du contexte social de certaines écoles ;
  • le maintien des décharges de direction pour les écoles maternelles Gorki et La Fontaine ;
  • le maintien d’un service public national d’orientation et le transfert du CIO de Nanterre sur son territoire communal.