Archives de la catégorie ‘Au conseil Municipal’

Le conseil départemental des Hauts de Seine : une politique sociale misérable

21 octobre 2018 | Au conseil Municipal

[caption id="attachment_889" align="alignleft" width="300"] Zacharia BEN AMAR[/caption] S’agissant de la question de la participation financière du département à la prise en charge des transports, nous aurions également pu réclamer une aide financière pour les élèves collégiens domiciliés dans le département comme cela se pratique dans de nombreux territoire de France et aussi d’Ile de France. De manière générale nous tenons à dénoncer l’inqualifiable posture de la majorité départementale et celle de ceux qui la soutiennent. Comment peut-on mener une politique sociale aussi misérable quand on en est le chef de file et que l’on affiche un excédent budgétaire permettant de mener une politique de redistribution forte ? Nous avons eu dans le cadre de la réussite éducative à traiter des situations dramatiques  d’enfants en détresses où de courageuses assistantes sociales du département étaient incapables de trouver des solutions à cause de la réduction drastiques des moyens. Au-delà du secteur de l’aide sociale à l’enfance ce sont tous les dispositifs de soutien en direction des publics fragilisés et en difficulté qui sont, ces dernières années, malmenés voire supprimés par la majorité actuelle de droite du conseil départemental et ce malgré ces excédents abyssaux : Des crédits en baisse en matière d’insertion professionnelle, Des bénéficiaires du RSA sur la sellette, La suppression des PAL (programme d'aide à la lecture) Ce sont 500 000 euros qui ont été supprimés entrainant l’arrêt de ce dispositif favorisant l'envie de lire et aborder l'écrit « autrement » pour des enfants en difficulté. 6 écoles de Nanterre en bénéficiaient et en ont été privés. Je m’arrêterais là, la liste est longue. Voilà quelques exemples qui illustrent bien l’indécence de la situation. Cette situation doit nous éclairer sur la tentative désespérée de Mr Devedjian et de ses soutiens de se rapprocher des Yvelines pour conforter ainsi un entre soi social, tournant le dos ainsi inexorablement à toute forme de solidarité, pour faire en sorte que rien ne bouge et que les riches restent avec les riches.

Vœu du Conseil municipal de Nanterre sur la situation scolaire et les conditions de la rentrée 2018

18 juin 2018 | Au conseil Municipal, Education

Depuis plusieurs semaines, des associations de parents d’élèves se mobilisent face à la dégradation des conditions d’enseignement dans plusieurs groupes scolaires. Les revendications des parents, soutenues et relayées par l’équipe municipale auprès de l’Education nationale, portent principalement sur le non remplacement des enseignants absents, et les annonces de fermetures de classes à la rentrée 2018. Face à un taux élevé d’absentéisme des enseignants, qui s’explique en partie par la persistance de l’Education nationale à nommer des enseignants débutants ou contractuels dans des écoles qui nécessiteraient au contraire un personnel expérimenté, le nom remplacement de ces enseignants absents atteint des proportions préjudiciables à la scolarité des enfants. Plusieurs exemples témoignent de cette situation. A l’école La Fontaine, une enseignante de CM2 a été absente pendant 4 mois, sans être remplacée. A l’école du Centre, il a fallu 3 mois pour remplacer une enseignante de CE2. A l’école Lucie Aubrac, les élèves d’une même classe ont connu jusqu’à 6 remplaçants différents depuis la rentrée. Bien d’autres cas identiques pourraient être cités. Dans le même temps, les mesures de carte scolaire annoncées par la direction académique des services de l’Education nationale des Hauts-de-Seine à l’approche de la rentrée de septembre 2018, suscitent de vives inquiétudes. Dix fermetures de classes sont envisagées. Elles se traduiront par une hausse significative des effectifs, atteignant jusqu’à 32 élèves par classe en moyenne dans certaines écoles. La moitié des établissements visés par ces fermetures de classes sont situées en réseaux d’éducation prioritaire (REP) ou présentant des fragilités sociales importantes, ce qui rend ces mesures d’autant plus incompréhensibles et inacceptables. Il faut rappeler que la ville de Nanterre compte quatre quartiers « Politique de la ville », et sur 47 écoles, 28 sont classées en REP ou REP+, ce qui devrait conduire à reconnaître les besoins spécifiques de notre territoire et à mettre les bouchées doubles en mobilisant beaucoup plus de moyens que pour des villes qui ne sont pas confrontées à cette situation. La détérioration du climat scolaire touche également les collèges et lycées de Nanterre. Ces établissements sont directement impactés par les absences d’enseignants non remplacées, et la disparition programmée des Centres d’Information et d’Orientation dans le cadre du projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». La réalité de ces faits va à l’encontre des discours d’autosatisfaction du Ministre de l’Education nationale. La généralisation des politiques d’austérité appliquée aux services publics n’épargne pas l’Education nationale, et a pour conséquence de rendre encore plus difficile les conditions d’enseignement, en particulier dans les quartiers populaires. La ville de Nanterre, qui a fait de la réussite éducative l’une des priorités de son action, tient à alerter les pouvoirs publics de la réalité de cette situation et à exiger des mesures rapides. C’est pourquoi, le conseil municipal de Nanterre réuni en séance le 12 juin 2018 demande au Ministère de l’Education nationale : le renforcement des moyens de remplacement et la création de postes d’enseignants supplémentaires sur le territoire de Nanterre, l’annulation des fermetures de classes injustifiées compte tenu de l’état des effectifs et du contexte social de certaines écoles ; le maintien des décharges de direction pour les écoles maternelles Gorki et La Fontaine ; le maintien d’un service public national d’orientation et le transfert du CIO de Nanterre sur son territoire communal.

Orientations Budgétaires : Tenir à tout prix nos engagements

19 février 2018 | Au conseil Municipal

A travers quelques visuels, notre collègue vient de tracer les contours de notre budget 2018 et de décrire, dans ses grands traits, le paysage financier qui nous attends jusqu’en 2020. Dans cette construction budgétaire, deux axes sont à nos yeux essentiels et incontournables Le premier est la volonté partagée par cette majorité de tenir à tout prix les engagements que nous avons pris ensemble en 2014 devant les Nanterriens malgré un contexte national complexe et mouvant. Le deuxième est qu’après trois années de tâtonnement, face à ce chamboulement financier, nous tendons vers une phase de véritables réformes structurelles permettant à terme de dégager des marges de manœuvres. C’est ce que nous demandions nous en sommes satisfaits! Nous continuons à penser qu’il faut en finir avec les économies égrainées tous les ans sur toutes les politiques publiques ne permettant pas d’envoyer un message clair sur nos priorités ! Nous devons être en mesure de fixer un véritable cap aux agents et d’adopter un discours plus lisible pour les Nanterriens. Attentifs aux remontées du terrain et pour être dans la continuité de ce que nous avons porté lors du dernier exercice budgétaire, notre groupe portera une vigilance accrue sur 3 sujets : la rénovation de nos quartiers, la sécurité et la réussite de nos enfants. S’agissant de la rénovation de nos quartiers, nous portons une véritable ambition pour l’ensemble de notre territoire. Nous resterons particulièrement attentifs à ce que l’opération des Groues ne soit pas contrariée par des stratégies politiciennes. Nous avons à cœur de consacrer des moyens importants aux opérations du Parc et du Chemin de l’Ile (3 millions € pour 2018). L’Etat, la Métropole mais aussi le POLD doivent contribuer à cette rénovation urbaine. Le dernier vote du POLD sur la politique de la ville appuyé par la droite Nanterrienne n’est pas un bon signe. A quoi ça sert d’être dans un même territoire si ce n’est pas pour plus de solidarité ? Soyons également attentif à une concertation de tous les instants dans les projets qui impacteront le quotidien des Nanterriens. Nous voulons améliorer le cadre de vie de chacun pour éviter à tout prix que le sentiment d’abandon vienne s’immiscer dans l’esprit des habitants de certains quartiers. Il est vrai que le temps de la transformation urbaine est long et suscite, tout à fait légitimement, des exaspérations. Aussi, nous sommes convaincus que seule l’attention que nous apporterons aux demandes des habitants et la concertation que nous saurons mettre en place seront des gages de réussite. En matière de sécurité, notre vigilance portera sur la mise en œuvre concrète de la brigade de lutte contre les incivilités. La difficulté à recruter du personnel pour rejoindre cette unité, principale cause de ce démarrage trop lent, est due de notre point de vue, à une organisation mal calibrée au regard des enjeux auxquels notre ville doit faire face. Aussi nous continuerons à exiger des effectifs à la hauteur de nos besoins pour répondre à l’aspiration, parfaitement légitime des Nanterriens, de vivre dans un environnement apaisé propre et sécure quel que soit le quartier où ils vivent. Enfin la réussite de nos enfants n’est pas qu’une incantation, nos engagements ne sont pas factices. Ils passent par un plan d’envergure d’investissement et de réhabilitation des équipements. (9 millions d’€) La perte potentielle de 500 000 € du fond de soutien ne doit pas nous empêcher de maintenir un fort niveau d’intervention dans les temps périscolaires. A L’instar de ces dernières années, le périmètre dans lequel nous avons eu à construire ce budget est, comme je le disais précédemment, mouvant et complexe. Mouvant, car 2018 sera une année de transfert de compétence entre la ville, le territoire et la Métropole. Nous devrons être vigilants à ce que les intérêts de la ville ne soient pas mis à mal dans cette opération. Mouvant également, car la conférence des territoires annoncée par le président Macron, qui tarde à venir, pourrait modifier les échelons territoriaux, rebattre les compétences et à fortiori remettre en cause l’ajustement des flux financiers sur lequel repose la neutralité financière entre la ville le territoire et la métropole. Nous espérons qu’il ira jusqu’au bout de la proposition de supprimer les départements au profit des territoires et de la métropole. Complexe, car notre ville devra faire face à de nouvelles contraintes financières notamment par la hausse des péréquations et une baisse des dotations. L’incertitude sur l’impact de la réforme fiscale contribue également à complexifier la situation. Devant un tel contexte, la poursuite d’une gestion rigoureuse et vertueuse s’impose pour cheminer vers 2020 le plus sereinement possible. A cet effet, notre feuille de route en matière de réformes structurelles pour baisser nos dépenses de fonctionnement nous parait suffisamment étayée. A contrario, partant du postulat qu’il est impossible d’escompter, à chaque exercice budgétaire, sur un résultat de 6. 4 M€ et sur le généreux produit des cessions immobilières, un véritable effort pour structurer durablement nos recettes doit être désormais entrepris. Nous le savons tous, seul ce régime strict nous permettra de conserver le cercle vertueux dans lequel nous nous sommes, tous ensemble inscrits, à savoir : Offrir un service public de qualité, maintenir un investissement ambitieux sans augmenter notre fiscalité et sans altérer notre Capacité à nous désendetter.

Rythmes Scolaires : tenir compte de l’avis des parents et des enseignants!

14 février 2018 | Au conseil Municipal

A Nanterre nous avions mis en place avec enthousiasme la réforme des rythmes scolaires de 2013 instituant la semaine à 9 demi-journées. Tout le monde s’accordait alors à dire qu’une semaine plus régulière et une matinée supplémentaire étaient bénéfique pour les enfants et mettait la France dans les standards des pays de l’OCDE concernant le nombre de jours d’écoles par an c’est-à-dire 180.   Une première brèche fut ouverte en 2014 par le décret Hamon permettant de concentrer les TAP sur une après-midi. Pour une majorité des communes cela signifiait le vendredi après-midi. A Nanterre appuyé par le comité de pilotage nous avons refusé de saisir cet aménagement. En juin 2017 le nouveau gouvernement a décidé de remettre en cause le cadre national unique de la semaine de 4 jours et demi, et d’ouvrir la possibilité à une organisation différenciée du temps scolaire selon les communes. Cette décision, qui n’a été précédée d’aucune évaluation nationale de la réforme précédente, a donné lieu à un décret daté du 28 juin 2017, qui permet aux communes de revenir à 8 demi-journées avec une matinée en moins sur proposition conjointe du conseil municipal et de la majorité des conseils d’écoles. Suite à ce décret 45% des communes sont passés à 4 jours dès septembre 2017 faisant ainsi la une de l’actualité. A Nanterre nous avions décidé de ne pas nous précipiter, de prendre le temps de la réflexion et de lancer une concertation. Nous avions et nous avons la conviction profonde que l’école ne peut pas être un lieu d’opposition. D’opposition entre ceux qui la mettent en œuvre, ceux qui en bénéficient et la collectivité de proximité avec l’ensemble de son personnel présent dans les écoles. L’école doit être un lieu où est recherché le consensus entre tous ceux qui la mette en œuvre et où l’intérêt de l’enfant est le dénominateur commun. C’est pourquoi les instances de concertation sur la réforme précédente ont été réactivées, pour aboutir à la mise en place d’un comité de pilotage partenarial composé des représentants des parents d’élèves en fonction de leur représentativité aux élections d’octobre 2017 : FCPE, APEI, PEEP + des représentants de l’Education nationale (directeurs d’école et inspectrices de l’Education nationale) et des élus municipaux en charge des secteurs les plus directement concernés (DAE, DPSR, Sports, Culture, DRH). Nous avons décidé dans un 1er un temps de mettre en œuvre un échange collectif avec les parents permettant à chacun de s’emparer du sujet. Une rencontre a été organisée le 18 novembre 2017 en présence de 2 intervenants présentant des points de vue sur les rythmes scolaires. Cette matinée a été également l’occasion de partager un bilan de l’organisation Nanterrienne. Dans le même temps, dans 40 conseils d’écoles sur 42 a eu lieu un échange sur les rythmes scolaires. Parallèlement, les personnels municipaux participant à l’accueil des enfants sur les temps scolaires et périscolaires ont été également consultés. Pendant tous ces moments d’échanges la Municipalité par mon intermédiaire et celles des élus qui m’ont accompagné Zahra, Rosy…. a porté une position claire celle validée par l’équipe municipale : La ville de Nanterre est favorable à la semaine de 4,5 jours comme tous ceux qui ont travaillés sur la question. La ville de Nanterre regrette l’absence d’une évaluation de la réforme de 2013 La ville de Nanterre regrette l’abandon d’un cadre règlementaire identique sur l’ensemble du territoire national. En moins de dix ans, nous aurons changé trois fois d’organisation pour une activité qui structure la vie d’une grande partie de la société et des familles. Tout en exprimant ce point de vue dans ces débats, la ville de Nanterre est consciente qu’une organisation réussie du temps scolaire repose d’abord sur une adhésion de l’ensemble de la communauté éducative, en particulier des parents et des enseignants. Dans un second temps le comité de pilotage a souhaité en décembre 2018, après cette réflexion collective où chacun aura pu forger son avis, un temps individuel de consultation avec la remise d’un questionnaire papier à tous les parents d’élèves de Nanterre et à l’ensemble des enseignants. Ces 2 questionnaires avaient été élaborés en groupes de travail partenariaux courant novembre. 53% des familles et 65% des enseignants ont pris part à cette consultation ce qui correspond à une forte participation d’après BVA qui l’a réalisé. 81% des enseignants se sont prononcés pour un retour à la semaine de 4 jours. Cette opinion a été partagée par 64% des parents d’élèves. Comme stipulé par le décret, les 42 conseils d’école de la commune ont été consultés sur l’hypothèse d’un retour à la semaine de 4 jours. Sur les 42 conseils d’école, 30 se sont prononcés en faveur de cette dérogation soit 71,5%. Les résultats du vote des parents, largement confirmé par celui des conseils d’école conduit la ville de Nanterre, conformément à ses engagements, à solliciter de l’Education nationale la mise en place, par dérogation, de la semaine de 4 jours. Ainsi, le scénario proposé par le comité de pilotage s’attache à préserver au maximum les acquis de l’organisation actuelle dans l’intérêt des enfants par exemple : Une matinée plus importante que l’après-midi. Ne pas allonger la pause méridienne (1h45) ; Pérenniser la présence des animateurs sur le temps du midi ; Ne pas finir le périscolaire après 18h30 ; Maintenir les documents-cadres autour du temps du midi, du temps du soir et de la mutualisation des locaux. Et malgré le contexte budgétaire difficile pour les communes le souhait de préserver l’ambition de la ville sur les temps péri et extrascolaires. Au vu de ces considérations il est demandé la validation de l’organisation du temps scolaire sur les 4 journées du lundi, mardi, jeudi et vendredi de 8h45 à 12h et de 13h45 à 16h30 à la rentrée de septembre 2018.

Quartier du Parc Pablo Picasso la nécessité d’une intervention forte

21 novembre 2017 | Au conseil Municipal

Pour y avoir vécu, pour y vivre où pour avoir été interpellés par des habitants, aucun d’entre nous, dans cette assemblée, méconnait la situation du PARC. Ce qui peu nous différencier, c’est l’interprétation que nous faisons du diagnostic posé depuis longtemps par tous les acteurs, les bailleurs, les pouvoirs publics, les associations, la mairie et les habitants qui y vivent. Quelle que soit notre vision des choses, en 2014 lors des distributions sur le marché dans le cadre de la campagne des Municipales, nous avons tous perçus cette situation particulière : Une attente forte des habitants, une confiance dans la parole publique qui s’étiole, et surtout une grande souffrance pour nombre d’entre eux. Bref ! Une atmosphère chargée d’inquiétude qui n’était pas aussi palpable sur les autres marchés de la ville. Les chiffres sont là pour démontrer que les conditions de vie difficile dans ce quartier ne sont ni factices, ni illusoires : Un taux de chômage qui dépasse 23% soit 13 points de plus que le taux moyen national, Un taux de pauvreté qui atteint 46% de la population, Un taux de famille monoparentale qui augmente et qui est le plus élevé de tous les quartiers de Nanterre, Et un des 2 quartiers classés en REP+ dans les Hauts de Seine, l’autre étant situé sur le territoire de Gennevilliers. Depuis 15 ans, nous parlons, nous nous engageons et nous promettons ……………. Nous parlons rénovation…….. La rénovation des 3 pôles commerciaux notamment … Nous parlons de l’amélioration du cadre de vie, de la propreté, de la sécurité…. Conseil de quartier, après conseil de quartier nous nous évertuons à présenter aux habitants des éléments d’amélioration, malheureusement perçus que par nous-même, pendant que, dans le même temps, les habitants expriment leur sentiment de voir leur condition de vie se dégrader. Aujourd’hui l’heure est venue de passer aux actes forts, il est temps d’agir et de se lancer de manière déterminée dans une politique de renouvellement urbain pour favoriser la mixité sociale, ingrédient indispensable au mieux vivre ensemble et à la réussite en particulier à l’école. C’est dans ce sens que nous ne devons pas laisser échapper l’opportunité de favoriser, grâce à l’opération des Groues, la mixité sociale dans le quartier du parc Sud. Je veux mettre en garde ici ce soir celles et ceux qui manœuvreraient pour faire capoter ce projet et leur dire qu’ils porteraient, en agissant ainsi, une très lourde responsabilité, mais je me refuse de croire à tel scénario ! Nous le savons tous, le temps de l’aménagement est un temps long. Il est donc impératif de maitriser notre communication en matière de calendrier et de cesser toutes annonces qui génèrent de l’incompréhension dès lors qu’elles ne sont pas respectées. Notamment pour exemple la destruction du 99 et 105 Pablo Picasso initialement prévu en 2017 et qui est annoncée désormais dans une belle plaquette en 2019. De même il parait évident qu’une opération de cette ampleur ne peut être envisagée, acceptée et comprise que si elle se construit dans la transparence la plus totale avec les habitants et les élus. Il faut sortir de la culture du secret avoir une parole claire, rassurante et surtout réaliste. Il faut s’engager en confiance, sans réserve dans une démarche de co-construction. Dans le cadre du projet de réhabilitation des tours Nuages nous pouvons regretter toutefois que sous le prétexte d’une approche innovante et expérimentale pour améliorer leurs performances énergétiques, l’on n’est pas eu à cœur de préserver l’identité, l’originalité et l’authenticité de cette œuvre majeure. Il est dommage que Le bardage métallique uniforme envisagé dénature la spécificité de ces tours.   Comme je le disais tout à l’heure nous sommes dans un temps long et en attendant les habitants continuent à vivre dans un environnement dégradé et voudraient voir leur cadre de vie s’améliorer immédiatement. Aussi nous devons concentrer tous nos efforts pour y parvenir. Aucun habitant ne peut tolérer qu’on laisse pas 3 jours, pas 8 jours mais plus de 15 jours s’accumuler un tas d’immondice devant le Carrefour Market ! Et ce malgré, des sollicitations par mails et des photos envoyés. Aucun habitant ne peut comprendre que des interventions tardent à venir quand le parking des Champs aux Melles se transforme quotidiennement, au vue et au su de tous, en atelier de mécaniques sauvages. Aucun habitant ne peut accepter la prolifération de rats en discontinue depuis un an pénétrant dans les écoles et dans les habitations. Aucun habitant ne peut tolérer que l’arrêté du maire concernant la fermeture des commerces sur le linéaire Pablo Picasso à 23 heures ne soit toujours pas respecté. Tous les habitants doivent pouvoir identifier un interlocuteur au sein de la ville pour faire part de ses difficultés. Aussi, nous devons à tout prix prendre des mesures fortes : Renforcer l’équipe quartier et la missionner en priorité sur ces sujets, Faire des opérations commandos propretés car un quartier nettoyé quotidiennement est un quartier que l’on a envie de respecter. Faire évoluer l’organisation de nos services leurs donnant la capacité de réagir rapidement, Enfin et surtout, ce n’est pas faute de l’avoir déjà demandé, il faut une véritable police municipale pour faire respecter les arrêtés et lutter contre ces incivilités.

Un budget à la hauteur des défis!

2 mars 2017 | Au conseil Municipal

C’est un budget d’un montant global de 349 millions d’euros qui vient de nous être présenté. Ce chiffre témoigne, malgré une réduction de ressource de 6 millions d’euros, de l’importance des moyens que nous sommes en mesure de consacrer au fonctionnement et à l’investissement de notre ville. Avec environ 3400 euros par habitants, nous confirmons notre attachement à améliorer le quotidien des Nanterriens, notre volonté de préserver la qualité de nos services publics mais également notre souci de nous projeter dans l’avenir en investissant massivement. Lors du débat d’orientation budgétaire nous avions voulu exprimer fortement nos préoccupations. Préoccupations qui se sont d’ailleurs matérialisées par une abstention. Ce dernier mois a été utilisé pour faire converger la majorité Municipale. Ces échanges ont été constructifs nous sommes satisfaits que l’option du dialogue ait été choisie et non celle de l’entêtement. De la discussion et du débat jaillit toujours la lumière! Nous avons durant ces discussions été rassurés sur trois points : Le premier, selon moi, le plus important, malgré nos divergences d’approche de la situation financière, nous partageons la volonté commune de tenir fermement les engagements que nous avons pris ensemble en 2014 devant nos concitoyens. Le deuxième, les préoccupations des Nanterriens, sources de nos inquiétudes, ne sont pas restées lettre morte. Le troisième, Ce budget confirme que nous partageons la volonté de flécher d’important moyen en direction des secteurs que nous avons jugé prioritaires, à savoir : Le droit à la réussite de tous les enfants de Nanterre , la rénovation urbaine, sociale et écologique des quartiers les plus populaires et la Sécurité. S’agissant de la réussite éducative de nos enfants, malgré les économies structurelles consenties ces dernières années, encore plus de 800 000 euros pour 2017, la politique Educative représente 34% du budget de fonctionnement. Cette priorité que représente l’Education doit être ressentie et vécu par l’ensemble de la communauté Educative. Il s’agit du bien commun, de ce qui fait consensus par de là nos différences sur l’ensemble du territoire de la ville. Aujourd’hui l’engagement est pris que plus aucune économie sera grappillée sur ce secteur nous en sommes satisfaits. Nous resterons bien évidement vigilent pour que cet engagement soit tenu. En matière de rénovation urbaine les sommes massives inscrites dans cet exercice budgétaire font foi de l’engagement que nous avons pris auprès des Nanterriens qui vivent dans ces quartiers. S’agissant de la sécurité, la mise en place d’une brigade de lutte contre les incivilités à partir de septembre 2017 nous fait dire que nous cheminons dans le bon sens. Cependant, sans vouloir préjuger de cette nouvelle organisation, cette proposition ne nous semble pas être en mesure de lutter efficacement contre les incivilités dénoncées par les nanterriens et semble insuffisante pour assurer un maillage territorial satisfaisant. Notre réponse à ce fléau était plus ambitieuse. Elle consistait en : la création d’un service de Police Municipale composé de 25 agents d’ici la fin du mandat et 10 tout de suite. De 14 ASVP aux pouvoirs étendus. L’idée étant de faire évoluer 18 agents de tranquillités publiques vers la Police Municipale et de concentrer les 15 agents restant de Tranquillités sur les quartiers politiques de la Ville. le rattachement de ce service à une structure clairement identifiée et la présence d’un guichet Police Municipal ouvert à la population. la signature d’un protocole avec la police Nationale à l’instar de ce qui a été pratiqué pour la mise en place du système de vidéo protection. C’est avec cette proposition que nous irions demain, si besoin, devant les nanterriennes et les nanterriens. En complément à cette proposition, nous considérons que, pour que les Nanterriens puissent constater une véritable amélioration, un travail rapide doit être fait en direction des bailleurs sociaux. Notamment sur la question d’enlèvement des voitures ventouses problème récurrent qui exaspère à juste raison nos concitoyens. Par ailleurs il nous parait indispensable, que l’efficacité de cette nouvelle brigade soit évaluée. Pour que cette évaluation soit une véritable aide à la décision, nous demandons : La mise en place d’indicateurs pertinents au regard des objectifs fixés à cette direction La définition de critères qualitatifs et quantitatifs La constitution d’un comité de suivi de cette évaluation Pour finir sur ce sujet, même si nous sommes loin du compte nous estimons qu’un cap «idéologique» a été franchi et que le recrutement de 7 agents de police municipale à Nanterre constitue une véritable révolution qu’il faut savoir apprécier à sa juste valeur. Le renforcement des priorités que nous venons d’évoquer, le maintien de services de qualités tout en conservant un endettement modéré, peuvent justifier, à ce moment du mandat, une augmentation de la fiscalité. Bien que cette augmentation reste modérée puisque elle représentera une augmentation maximale de 22 euros par an pour la taxe d’habitation et de 35 euros par an pour le foncier bâti, elle n’en reste pas moins un effort supplémentaire que nous demandons à nos concitoyens. Aussi, notre consentement est assorti de plusieurs exigences. La première est que nous voulons que cette augmentation soit la dernière de ce mandat. Toutefois l’hypothétique victoire du candidat LR et l’application de ses propositions totalement démesurées à savoir diminuer la dépense publique de plus de 100 milliards d’euros pourrait nous contraindre à procéder à un réajustement. La deuxième est que nous nous engagions inexorablement à adopter de véritable réforme structurelle afin de limiter et de circonscrire l’évolution de nos dépenses. L’objectif étant d’accroitre l’efficacité de nos politiques publiques et d’allouer au mieux les moyens aux services des Nanterriens. En conclusion, et au regard tout ce qui vient d’être dit, les élus socialistes voteront ce budget mais en ayant l’exigence de poursuivre les efforts structurels engagés d’une part de préserver les efforts pour l’Education et la sécurité d’autre part. Nous sommes convaincus que c’est la seule façon de pouvoir relever les défis qui se présentent à nous.

Intervention dans le cadre de la préparation budgétaire de 2017

1 février 2017 | Au conseil Municipal

Ce débat nous permet d’échanger et de réfléchir sur les grandes lignes qui vont guider l’année 2017. [caption id="attachment_889" align="alignright" width="300"] Zacharia BEN AMAR[/caption] Ce budget se construit comme depuis des années maintenant dans un contexte budgétaire contraint. Nous devrions même avoir acquis une véritable expertise en la matière vu que chaque année il est fait ici le même constat sur l’augmentation de la péréquation et la baisse de dotation. Avec tout ça on en oublierait presque que Nanterre reste une des villes les plus riches de France, certes la baisse des budgets est brutale mais avec 245 millions de budget il y a encore de quoi faire. Face à cette situation particulière il est indispensable de donner des éléments clairs et sincères. Je ne partage pas les propos tenus dans ce débat d’orientations, ils font plus références à du marketing politique qu’à la réalité des choses. Je prends 2 exemples peut-on dire réellement que « C’est la ville qui paye en partie à l’Etat une contribution pour exercer les compétences qu’il lui avait jadis transférées » ? Non la réalité est que Nanterre alimente 2 fonds de péréquations le FPIC et le FSRIF permettant d’atténuer les situations financières inégalitaires entre les villes au niveau national et régional. Nanterre est ainsi plus que jamais une des villes les plus solidaires de l’Ile de France et en tant que femmes et hommes de gauche, ne nous faut-il pas être fiers de participer à cette solidarité ? En matière de solidarité entre les villes, il reste tant à faire, car malgré cette contribution une ville comme Puteaux par exemple continue à offrir des aspirateurs pour la fête des mères qui sont revendus sur le bon coin la plus part du temps, pendant que Clichy-Sous-Bois peine à offrir un service de restauration scolaire correct pour tous les enfants De même quand on dit « que Nanterre ne bénéficie plus de la dynamique fiscale car elle remonte à la Métropole». Mais la Métropole que fait-elle de cet argent ? Elle le met l’argent dans un coffre-fort en Suisse ? La métropole redistribue cet argent sur de gros projet Métropolitain. Par exemple à Nanterre 1 million pour le Théâtre des Amandiers et 500 000 euros pour le palais des sports. L’essence même de la métropole c’est bien de rétablir l’équilibre entre les budgets des villes riches et des villes plus en difficultés. Même si l’on peut trouver cela brutal et contestable, nous devons accepter une bonne fois pour toute que nous avons changé de paradigme et nous devons appréhender avec lucidité et responsabilité la situation financière de notre ville. Fort de ce constat la gestion de nos finances doit désormais s’inscrire dans la durée et nous devons diminuer nos dépenses de manière structurelle. Pour relever ce défi nous proposons les 3 angles d’attaque suivants : Cibler nos dépenses sur les secteurs prioritaires Moderniser notre administration sous la houlette de l’administration Générale Mobiliser de nouvelles recettes Pour être audible compréhensible par les Nanterriennes et les Nanterriens il faut donc mettre le paquet sur les 3 priorités suivante que nous partageons : 1. La rénovation urbaine, sociale et écologique des quartiers les plus populaires : Là L’investissement est massif et visible pour les Nanterriens. 2.Le droit à la réussite de tous les enfants de Nanterre. Il est vrai que des équipements conséquents vont sortir de terre. Ceci dit ces dernières années des efforts importants ont été consentis sur ce secteur qui ont des conséquences directes sur les enfants. Réduction du nombre d’ATSEM en maternelle, taux d’encadrement des animateurs, POT des écoles fortement réduits, suppression des activités de loisirs le samedi, diminution du budget car, réduction du balayage des cours…pour ne parler que des plus significatives et les plus visibles ! Il nous faut à tout prix sortir de cette dichotomie qui consiste à ériger ce secteur en priorité absolue tout en ponctionnant régulièrement ses lignes budgétaires. Ce n’est pas parce que l’éducation reste un des budgets les plus importants, qu’il doit devenir un levier d’économie facile, il en va de notre crédibilité politique. 3.Enfin, en matière de lutte contre des incivilités nous considérons que cette question impulsée par le groupe socialiste et les élus EELV va dans le bon sens. Toutefois il faudra donner à la nouvelle direction les moyens de fonctionner. Nous demandons la création d’une police municipale avec un nombre d’agent capable de lutter de manière efficace aux incivilités qui minent la vie de nos concitoyens. Pour les socialistes c’est à l’aune de ces 3 priorités qu’il faut envisager la question de la fiscalité. Lors du débat d’orientation budgétaire précédent nous avions affirmé que le levier de la fiscalité devait être activé en dernier recours. Il ne s’agit pas simplement d’une affaire comptable mais aussi le sens que nous donnons à cette décision. Si l’augmentation est consentie, elle doit être assortie d’une avancée significative pour les Nanterriens : à savoir : Mettre en œuvre des moyens pour lutter de manière efficace contre les incivilités et cesser de rogner les actions en direction des enfants. En l’absence d’engagement sur ces sujets nous nous opposerons à une augmentation de la fiscalité. Dans l’attente d’être rassurés nous nous abstiendrons ce soir ! Je vous remercie Zacharia BEN AMAR

Nanterre mobilisée pour le logement

13 octobre 2016 | Au conseil Municipal

Retour sur le conseil Municipal Après cette présentation exhaustive, je ne reviendrais pas sur chacun des ajustements proposés dans cette décision modificative. Mais je voudrais, cependant, m’arrêter sur deux opérations budgétaires. La première concerne la subvention de 493 000 euros que l’état verse à la ville au titre des Maires bâtisseurs.  Permettant de soutenir financièrement la construction des équipements publics et des infrastructures nécessaires à l’accueil de nouveaux habitants. Cette subvention s’ajoute au 1 145 000 euros déjà octroyés dans le cadre du Fond de soutien public à l’Investissement. Il s’agit là d’un juste retour des choses vu la politique volontariste que notre ville mène en matière de production de logements. Il s’agit là d’une reconnaissance officielle démontrant que Nanterre, contrairement à d’autres villes voisines, est mobilisée pour lutter contre la pénurie de logements en particulier dans l’ouest Parisien. Quand 3,8 millions de personnes sont non ou très mal logées, et que 12,1 millions de personnes sont fragilisées par rapport au logement comme l’indique le 21 ème rapport sur l’état du mal-logement en France de la fondation Abbé Pierre paru en janvier 2016 Il est urgent que chacun prenne ses responsabilités. A Nanterre, nous prenons les nôtres et nous pouvons en être fiers! Demain, la Métropole devra imposer en terme de logements intermédiaires et de logements sociaux ce que de nombreux maires de droite n’ont pas voulu faire pour permettre à tous nos concitoyens, quelques soit leurs revenus, de se loger correctement et dignement. Il faudra éviter toute manipulation qui viserait à faire appliquer la loi SRU à l’échelle d’un territoire et non d’une commune. La deuxième opération budgétaire, concerne la baisse de l’emprunt. Nous pouvons nous satisfaire d’avoir réussi à réduire le niveau de l’emprunt de 3,2 millions permettant ainsi de repasser en-dessous du seuil de vigilance fixé à 10 ans. Avec la DM1 nous aurons donc réduit l’emprunt cette année de 5,5 millions. Point de vigilance toutefois sur notre épargne nette qui n’a jamais été aussi basse. Des efforts seront donc encore nécessaires pour retrouver une situation budgétaire totalement saine. De manière plus globale, cette DM porte les premiers stigmates du réajustement de nos politiques publiques pour faire suite aux assises. Dans le cadre de ce réajustement les élus socialistes feront le choix de prioriser : Le renouvellement et le réaménagement urbain de nos quartiers en étant très vigilants aux nuisances occasionnées par les travaux qui durent depuis plus de 5 ans dans certain quartier. Le Logement: En rendant plus transparent et plus lisible la politique d’attribution de logements. les questions d’éducation en renforçant notre intervention et la visibilité de nos actions sur le public collégien. la question de la sécurité en faisant respecter les pouvoirs de police du maire dans l’espace public nanterrien. La question de l’Emploi, en renforçant les politiques d’accompagnement individuel. Nous aurons bien évidement l’occasion de revenir en détail sur ces sujets, lors du débat d’orientation budgétaire de 2017. Mais il ne nous semble pas possible d’activer le levier de l’augmentation de la fiscalité demain, si les Nanterriens ne perçoivent pas que nous avons tenu compte des préoccupations qu’ils ont exprimées lors des Assises.

Nous voulons des actes forts pour la sécurité des Nanterriens

13 septembre 2016 | Au conseil Municipal, Au Parti Socialiste

Ce mois-ci nous avons, élus PS et Ecologistes et Citoyens, décidé de présenter une tribune commune. Elle reprend les principaux passages d’un courrier que nous avons adressé au Maire de Nanterre sur la nécessité absolue de s’emparer de manière pragmatique de la sécurité des Nanterriens. « Monsieur le Maire La sécurité est l’une des préoccupations centrales des Nanterriens, nous sommes tous interpellés régulièrement sur cette question et les évènements récents ne feront qu’exacerber cette situation. Les Nanterriens veulent des actes et des mesures visibles. Nous devons traiter de manière énergique le sentiment d’insécurité qui s’installe dans nos quartiers et donc nous emparer de cette question avec pragmatisme et offensivité. C’est pourquoi nous devons notamment être plus intransigeants vis-à-vis de nos bailleurs sociaux privés et de notre Office pour que l’ensemble de leurs parkings soit équipé d’un système de vidéosurveillance. La question de la mise en place de moyens humains dédiés à la sécurité ne doit pas être un sujet tabou entre nous. Réfléchissons très rapidement à la mise en place d’une équipe composée d’agents assermentés en capacité de verbaliser pour lutter de manière efficace contre toutes les formes d’incivilités et pour faire respecter les pouvoirs de police du Maire. Inspirons nous de ce qui se fait déjà ailleurs. Ainsi, la Mairie de Paris compte parmi son personnel des Inspecteurs de sécurité qui participent à la lutte contre les incivilités par des actions de médiation, de dissuasion et si nécessaire de verbalisation. Leur rôle consiste à constater les infractions aux arrêtés de police du Maire, en matière de salubrité, de non-respect de règle de collecte des ordures ménagères, d’occupation abusive du domaine public, de nuisances sonores et visuelles. Ces agents ont également un rôle pédagogique de diffusion des règles favorisant le vivre ensemble. Nous connaissons nos contraintes budgétaires, mais nous sommes conscients également du prix que peut coûter la politique du «laisser–faire». Si nous n’accompagnons pas notre transformation urbaine par une gestion plus sécurisée de l’espace collectif et public, nous n’aurons fait que la moitié du chemin et nous ouvrirons la porte à tous les populismes……». Ce courrier est, pour nous, les préliminaires d’une réflexion à mener collectivement au sein de la majorité, gageons que notre Maire saura saisir cette occasion! Enfin, en cette fin de période estivale dramatiquement endeuillée, nous vous souhaitons une bonne rentrée. Face à la folie meurtrière qui ébranle notre pays, nous vous invitons à conserver une indéfectible confiance en l’avenir.

L’État accorde 1 145 000 euros à Nanterre

24 juin 2016 | Au conseil Municipal

[caption id="attachment_889" align="alignleft" width="300"] Zacharia BEN AMAR[/caption] Avant de vous dire quelques mots sur la manière dont a été exécuté le budget 2015, permettez-moi de revenir en arrière et plus précisément au 10 février 2015. Ce soir-là, ici même, nous avions débattu des orientations budgétaires 2015. C’est toujours intéressant de mettre en perspective les propos tenus. De manière grandiloquente, j’imagine que vous vous en souvenez, Monsieur le Maire et surtout le Maire adjoint au Finance nous avait annoncé un «électro choc budgétaire», notre projet municipal allait être mis en péril terrassé par une disette budgétaire imposée par l’état, Bref plus rien ne serait comme avant ……. Force d’une surenchère verbale, il nous avait été décrit une situation toujours plus catastrophique. (D’ailleurs cela fait maintenant 10 ans qu’on a le même discours sur la situation budgétaire de la ville.) Face à cette fébrilité et à cette posture démesurément alarmiste, nous avions, nous, élus socialistes, choisit de tenir un discours de vérité de courage et de sincérité car nous étions soucieux de ne pas affaiblir la parole publique. En effet, prenons garde de ne pas habituer les nanterriens à ce catastrophisme car le jour où la droite réclamera 100 milliards aux collectivités lors d’une éventuelle alternance il nous faudra rester crédible aux yeux de nos concitoyens afin qu’ils ne nous retirent pas leur confiance. Lucides et conscients devant les efforts qui étaient demandés à notre ville, nous avions considéré qu’ils n’étaient pas pour autant insurmontables. Jean Paul Ciret avait fait une intervention dans ce sens. Plus qu’à un tsunami financier nous avions estimé que nous devions faire face à un changement de paradigme. Nous avions d’ailleurs convenu que l’effort demandé à notre ville était trop important au regard des caractéristiques de sa population c’est d’ailleurs pour cela que j’avais interpellé Marilyse Lebranchu. Cependant nous avions estimé, que ce changement d’ère ne nous empêcherait pas de continuer à mener une politique juste et utile pour les Nanterriens. Enfin nous avions également considéré, que ce changement allait nous obliger à faire évoluer nos politiques publiques, faire preuve d’audace et à mettre en place une démarche collaborative à l’égard de la population et du personnel. Ce soir si je me suis permis de faire ce retour en arrière, ce n’est pas pour vous dire que nous avions raison…… Simplement pour rappeler à tous ceux, qui auraient tendance à l’oublier, qu’il faut conserver une foi indéfectible en l’avenir et aux incroyables ressources que nous pouvons tous déployer devant l’adversité. Car in fine, si nous revenons aux chiffres présentés ce soir que ce soit dans le cadre du Compte Administratif ou de la gestion de la dette qui sera présentée tout à l’heure, nous pouvons considérer qu’au-delà d’avoir évité le pire nous avons su négocier le virage du changement avec dextérité. Permettez-moi de nous féliciter d’avoir relevé ce défi sans altérer ce qui fait l’ADN de notre ville. Cette adaptation au réel n’aurait pas été réussie sans la mobilisation de l’ensemble des agents municipaux qui ont laissé de côté leurs inquiétudes pour donner le meilleur d’eux même dans ce travail. Qu’ils en soient remerciés. Sous la houlette de Lucien Georgie que je tiens à saluer plus particulièrement pour son dernier conseil à nos côtés, ils sont devenus les acteurs incontournables de cette évolution. Alors oui, ce Compte administratif porte les stigmates d’une année difficile, mais pas que …. Oui, notre excédent est en diminution par rapport à celui de 2014 mais il est cependant d’un peu plus 4 millions d’euros. Oui, la dotation globale de fonctionnement baisse de manière conséquente mais cependant, nos recettes augmentent de 6 % pour les raisons déjà évoquées mais aussi grâce au versement par l’état de 800 000 euros dans le cadre du PRUS. Attendu et totalement justifié, cet effort significatif, consenti par l’état dans cette période de rigueur budgétaire, n’en n’est pas moins la preuve du soutien du gouvernement à notre ville et à sa politique. Appui, d’ailleurs, qui vient encore de se confirmer dans le cadre du fond de soutien à l’investissement public prévue dans la loi de finances 2016. Notre ville, en effet, vient de se voir accorder une subvention de 1 145 000 Euros soit environ 14 % de l’enveloppe globale accordée pour le département des Hauts de Seine. C’est d’ailleurs la ville qui bénéficie de l’enveloppe la plus forte. Ce CA porte également les premiers fruits de la gestion vertueuse dans laquelle notre ville s’est inscrite. Une évolution de la masse salariale maitrisée sans que les services rendus à la population soient altérés et en préservant le développement constant de la ville. Un taux de recette réalisée à plus de 99% qui atteste du suivi sérieux effectué par les services en la matière. Enfin, ce CA fait état d’une réalisation d’investissement soutenue et ce dans tous les quartiers avec un montant environ de 360 euros par Nanterrien tout en conservant une charge stable de la dette. Notre capacité de désendettement de la Ville reste à un niveau raisonnable sous la barre fatidique des 10 années. Ne pas dégrader les indicateurs passe, nous le savons tous, par un emprunt raisonné et à fortiori un investissement mesuré. Enfin, je ne voudrais pas finir mon intervention, sans nous satisfaire de l’annonce faite par le président de la république lors du congrès des maires qui consisterait à assouplir les contraintes budgétaires locales dans le cadre de la prochaine loi de finances. La situation tendue que nous connaissons a été, ici même, tant de fois décriée, qu’il me semble   important de nous réjouir ensemble de ce geste. Zacharia BEN AMAR